lundi 5 février 2018

Dollhouse : le carrousel éternel - Anya Allyn

Aujourd'hui dans la tête de Kate, on grimpe à bord d'un carrousel et on boit du thé avec d'étranges poupées.



Résumé:
Un manoir abandonné au fond d une forêt. Une maison de poupée remplie de jouets à taille humaine. Et des filles qui se font enlever... Quand sa meilleure amie Aisha disparaît lors d'une sortie scolaire, Cassie décide de partir à sa recherche, aidée d'Ethan, le petit ami d'Aisha, et de Lacey, leur camarade. À leur tour, les trois adolescents se retrouvent rapidement pris au piège d'un cauchemar surréaliste. Enfermée dans la Maison de Poupées, forcée de se comporter comme un jouet, Cassie doit percer les secrets de cette étrange prison et tenter de s'échapper de ce lieu horrifique avant qu'il ne soit trop tard...


Mon avis:
Ne sachant pas vraiment par quel bout m'y prendre, je vais commencer par des généralités.
Le livre se lit très vite car un suspense est maintenu tout du long. Les chapitres sont plutôt courts, ce qui rythme bien l'histoire.
L'aventure est racontée à la première personne par Cassie. Les mots sont simples, le vocabulaire assez pauvre (excepté le mot "erratique" qui semble beaucoup plaire à la traductrice), sans fioritures, mais l'emploi systématique du passé simple et de l'imparfait dans la bouche d'une ado m'a perturbé.
 Aucun ado, et très peu d'adultes, racontent une anecdote en employant ces temps. Cela faisait vraiment bizarre et perdait un peu en fluidité.
Les personnages principaux Cassie, Ethan, Lacey et Aisha ont un âge incertain. De part leur attitude j'ai longtemps imaginé des gamins de 12-13 ans, mais à l'évocation brève d'une scène de sexe, j'espère m'être trompée.

Concernant le récit lui-même, on ne  peut s'empêcher de penser à ça de Stephen King. En effet, il y a une ambiance malsaine, une vieille demeure inquiétante, des enfants intrépides, une grotte, une ombre maléfique, des jouets très anciens, des carrousels, des articles de cirque, etc ... (J'ai failli abandonner ma lecture dès que j'ai constaté ces similitudes ...)

L'histoire reste floue pendant très longtemps. On est aussi paumé que les gamins. On se pose plein de questions. Le cerveau travaille à toute vitesse pour tenter de comprendre le Comment, le pourquoi, et le Qui.
On ne s'ennuie pas vraiment en lisant ce livre, contrairement aux poupées et invités qui ont des journées particulièrement pénibles où les distractions se limitent à dormir, lire, danser et dessiner.
De nombreux ingrédients sont mélangés pour plonger le lecteur dans une "horreur" qui va crescendo. Il y a des passages secrets, de curieux adultes au comportement loufoque et effrayant, des cauchemars éveillé, une odeur putride d'humidité et de moisissure, des "poupées" dociles au maquillage outrancier, une Jessamine autoritaire aux origines suspectes, une curieuse horloge astronomique ...

Puis le surnaturel prend toute la place pour engloutir définitivement les personnages et les pauvres lecteurs apeurés que nous sommes devenus au fur et à mesure.
On manque d'air, on suffoque, on désespère, on panique, on tente de crier mais aucun son ne s'échappe.
La fin apporte de nombreux éclaircissements mais laisse en suspens pas mal de questions. Au moins une suite est annoncée dans les dernières lignes mais je ne la lirai pas. J'espère cependant qu'elle comblera toutes les attentes des fans de Cassie, qui je n'en doute pas, doivent être légion.

En conclusion, ce roman est une jolie découverte finalement assez originale, que je recommande aux adolescents qui aiment frissonner et résoudre des énigmes.


lundi 29 janvier 2018

Transférés - Kate Blair

Aujourd'hui dans la tête de Kate, si on a la chance d'avoir un comportement particulièrement exemplaire, on peut transférer ses maladies, dès le simple rhume, aux criminels. 


Résumé:
Dans un futur proche, l’humanité a trouvé le moyen de soigner toutes les maladies : les transférer aux criminels, dont la quasi-totalité vient des ghettos, maintenus au ban d’une société qui touche à la perfection.
C’est dans ce monde qu’est née Talia Hale. À 16 ans, elle est la fille chérie d’un politique qui se voit déjà Premier ministre d’Angleterre. Atteinte d’un simple rhume, au plus grand dégoût de son entourage, elle doit subir son premier transfert. Mais à l’hôpital, Talia sauve une petite fille d’une agression. Une petite fille qui vit seule avec son grand frère, Galien, dans les ghettos.
Grâce à Galien, Talia découvre l’envers du décor et l’horreur d’un système où seuls les plus riches ont le droit à la santé.
Pour changer une société où la frontière entre bien et mal est plus floue que jamais, Talia devra briser le cocon doré dans lequel elle a grandi et combattre tout ce en quoi elle a toujours cru… y compris son propre père.

Mon avis:
Une dystopie clairement destinée à un public jeune car les mots employés sont simples, les descriptions peu détaillées, les personnages facile à cerner, le livre court, mais malgré tout ce livre est agréable à lire pour un adulte.
L'histoire est très originale et sa narration est rythmée. Ce petit roman se lit particulièrement vite. On peut sans effort s'attacher à Talia notre héroïne au grand coeur, ainsi qu'à Galien et sa petite soeur Tig. Il y a du suspense, de l'action, un scandale politique à faire éclater, un système à dénoncer, de la romance, mais aussi de la douleur et de la tristesse, de la trahison et de la manipulation.
Avec autant de bons ingrédients Kate Blair propose aux adolescents un livre palpitant dont on mourrait d'envie de connaître la suite.

vendredi 26 janvier 2018

Nous rêvions juste de liberté - Henri Lœvenbruck

Aujourd'hui dans la tête de Kate, on avale des kilomètres d'asphalte en compagnie de Bohem et des Spitfires.


Résumé:
«Nous avions à peine vingt ans et nous rêvions juste de liberté.» Ce rêve, la bande d'Hugo va l'exaucer en fuyant la petite ville de Providence pour traverser le pays à moto. Ensemble, ils vont former un clan où l'indépendance et l'amitié règnent en maîtres. Ensemble ils vont, pour le meilleur et pour le pire, découvrir que la liberté se paie cher.

Mon avis:
Je dois faire partie des 1%. Non pas les fameux motards criminalisés, mais plutôt les lecteurs déçus de ce roman.
Je n'ai pas aimé ce livre, et je n'ai pas honte de le dire. Je me suis même forcée à le finir, et d'ailleurs j'ai mis un temps fou car j'étais bien incapable d'en lire plus que quelques pages chaque soir.

Pour commencer, le phrasé du personnage central, Hugo, m'a longtemps horripilée. Je comprends tout à fait le pourquoi, étant donné que Hugo est une sorte de "bouseux" mal éduqué et paumé, mais quand même, faut bien avouer que ça a compliqué grandement ma lecture pendant un certain temps car mon cerveau formaté au français "correct" ne pouvait s'empêcher de rajouter des négations et des virgules.

Ensuite j'ai affronté la première partie . Longue, molle, et sans grand intérêt pour moi. Elle raconte la naissance de la bande et des liens qui les unissent, et comme je préfère les expositions courtes et efficaces, je me suis bien ennuyée.

La deuxième partie, centrée sur le roadtrip, ne m'a guère plus emballée. Il ne se passe rien d'exceptionnel pendant les 3/4. De menus larcins, des bagarres et de la drogue, du sexe, ce n'était pas particulièrement original pour moi, et j'ai encore baillé à de nombreuses reprises.
J'ai tenu bon malgré tout car je déteste abandonner un livre, d'autant plus que celui-ci je l'ai suggéré en lecture commune.
Je me suis donc encouragée à avaler la troisième partie du livre le plus vite possible en donnant un bon coup de kick.
Je me suis ainsi fait violence, m'embourbant plus profondément à chaque page, et heureusement, car je n'ai pas regretté la chute. Dégueulasse, choquante, percutante, mais avec une belle note finale.

dimanche 14 janvier 2018

Criminal loft - Armelle Carbonel

Aujourd'hui dans la tête de Kate, on participe à un show de télé-réalité dont les candidats ont tous été choisis dans le couloir de la mort.


Résumé:
Sanatorium de Waverly Hills. Six hommes et deux femmes, reconnus coupables par la justice américaine et enfermés dans le couloir de la mort. Huit candidats sélectionnés pour participer au reality show le plus brûlant qui ait jamais existé. Chacun d'eux devra vous convaincre qu'il mérite de vivre.

Mon avis:
Cette fiction se lit très vite, le rythme est maintenu du début à la fin, il n'y a pas de temps mort.
Bien que loin derrière le manipulateur Oeil de Cane de Patrick Bauwen, ou le génial Puzzle de Franck Thilliez, ce livre n'en demeure pas moins intéressant.
Les personnages sont intrigants, et chaque histoire qu'ils dissimulent est délicieusement atroce, digne des plus affreux faits-divers.
Les flash-back sordides de John T sont suffisamment horribles pour nous rappeler de ne pas oublier quel genre d'homme il est.
Mais alors quand les apparitions fantomatiques débutent, ainsi que les morts violentes de certains candidats, on a encore plus envie de découvrir les secrets de Criminal loft et de son concepteur.
Qui est l'Ombre ? Pourquoi fait-elle ça ? Jusqu'où ira-t-elle ?
Les révélations finales ne sont pas à la hauteur de ce que j'attendais, mais j'ai malgré tout passé un très bon moment de lecture.

vendredi 5 janvier 2018

Le corps exquis - Poppy Z. Brite

Aujourd'hui dans la tête de Kate, j'ai partagé un repas particulier en compagnie d'amis gays ... Vous allez comprendre en lisant la suite.


Résumé:
Perversion des âmes et poésie du macabre au service d'une des fictions les plus noires jamais publiées sur les serial killers : sans concession, choquante, répulsive. Un roman fascinant et extrémiste. Un livre violent dont aucun lecteur ne sortira indemne.

Mon avis: Quand j'indiquais dernièrement à mon entourage le nom de ma lecture du moment, je devais m'y reprendre à deux fois car j'avais tout le temps envie de dire "Cadavre exquis". Ce problème de mémoire n'en est pas vraiment un puisque de cadavres, ce livre en parle beaucoup.
Et il ne m'apparaît pas exquis mais bien dégoûtant, visqueux et puant, tandis que pour d'autres, comme nos chers protagonistes Jay et Andrew, un cadavre refoule des miasmes enivrants et offre une chair tendre et savoureuse.
Bref, avant d'entrer dans les détails de mes sentiments au fil de ma lecture, je voudrais parler basiquement de la structure du roman et du déroulement de l'histoire.

J'ai adoré découvrir Andrew en prison puis son évasion astucieuse et sanglante. J'avais hâte de le voir massacrer de nouvelles victimes de l'autre côté de l'Atlantique, mais il a fallu attendre plus de la moitié du livre pour le revoir. Ce fut pour moi une très grosse déception, car j'attendais une sorte de biographie de ce serial killer fictif, suivie d'une renaissance meurtrière tambour battant, mais il n'en fut rien.
En attendant de revoir Andrew, je découvre Jay, autre serial killer, nécrophile et cannibale. Il torture et découpe un drogué paumé nommé Fido, et craque pour un certain Tran, avant de rencontrer l'amour de sa vie (c'est lui qui le dit) en la personne d'Andrew.
Mais avant de lire jusqu'où leur relation aussi soudaine qu'incroyable va les mener, on subit l'histoire sans grand intérêt de Tran et de Luke, amants maudits et drogués, l'un mourant à petit feu du VIH, l'autre vivant avec le spectre d'une mort inéluctable au dessus de la tête.
Les parties de sexe sont crues, bien détaillées, presque douloureuses pour le lecteur, bien que les amants semblent apprécier.
Dans toute cette première moitié du roman, on évoque les ravages du Sida en termes d'exclusion sociale, de soins médicaux exorbitants, de morts lentes et douloureuses. L'action se passe au début des années 90, quand on imagine encore qu'une poignée de main ou la salive peuvent vous contaminer. Les gays sont bien sûr la cible principale. Cela m'a fait penser au magnifique film Philadelphia, mais la ressemblance s'arrête là.

Concernant mes sentiments, contrairement à d'autres lecteurs je n'ai pas eu les boyaux retournés en lisant ce livre. Je pense avoir un switch dans la tête qui me permet de me mettre en mode fiction ou en mode réalité. (J'ai été bien plus choquée par exemple par les actes de Gerard Schaeffer racontés par Stéphane Bourgouin).
Bien sûr qu'on "sent" les effluves qui se dégagent des corps fraîchement tranchés et qu'on "entend" les os craquer, mais on est autant "secoué" par les sodomies à répétitions.
Je ne suis donc pas certaine que le sang, la chair fraîche et la putréfaction soient vraiment ce qui dérange le plus les lecteurs...
Pour finir, comme on n'entre pas franchement dans l'esprit d'un serial killer, qu'on ne nous donne pas clairement d'explications ou d'antécédents, que la psychologie est quasi inexistante, je ne comprends pas bien le but de ce livre et ce qu'il est censé m'apporter.
En résumé c'est l'histoire de deux serial killers gays qui oeuvrent chacun de leur côté se croyant presque uniques avant de se rencontrer, de tomber amoureux, et de commettre deux crimes ensemble. Mouais ... passionnant ...

mercredi 27 décembre 2017

Sex beast - Stéphane Bourgouin


Aujourd'hui dans la tête de Kate, je vous propose une plongée dans l'horreur pure en compagnie de Stéphane Bourgoin.
       

Résumé:
Policier en Floride au moment où il est condamné pour deux homicides et une double tentative d'enlèvement, Gerard Schaefer est suspecté de trente-quatre assassinats de jeunes femmes. Après leur rencontre en 1991, le serial killer avoue à Stéphane Bourgoin, dans plusieurs courriers, qu'il aurait commis une centaine de meurtres. Le 3 décembre 1995, il est poignardé de quarante coups de couteau à quelques pas du couloir de la mort.
Après des années d'enquête au coté du shérif et des avocats des victimes, de nombreux entretiens avec les codétenus et l'ex-petite amie du serial killer, Stéphane Bourgoin achève le portrait terrifiant et douloureux de l'incarnation du Mal : Sex Beast.

Mon avis:
J'avais déjà vu des extraits de l'interview faite par M. Bourgoin en 1991 de ce personnage hallucinant alors incarcéré depuis 18 ans. Schaefer y apparaît comme un homme posé, intelligent, calme, mais particulièrement prolixe en matière de crimes sadiques. 
Il se dit d'ailleurs expert en pendaison et plus généralement en peines capitales. Charmante passion n'est-ce pas ? 
En tant qu'auteur de nouvelles qu'il qualifie de fictions, il écrit des récits terrifiants qui décrivent en détails le destin qu'il réservait à ses proies. Scatologie, urophilie, nécrophilie et j'en passe, font partie de ses addictions. 
Je pense que si Schaefer est bien moins connu que Ted Bundy, c'est parce qu'il n'avait pas le même physique. A 25 ans il était sans doute séduisant mais à 45 ans il était gras. Ted Bundy en revanche avait encore tout son charme et son charisme au moment de son exécution à 43 ans en 1989. En plus il s'est évadé 2 fois et a entamé une carrière politique, contrairement à Schaefer qui n'a jamais rien fait de notable.
Stéphane Bourgoin survole (selon moi) l'enquête qui a mené à la capture somme toute fortuite de Schaefer. Je n'ai pas jugé nécessaire le rapport détaillé des pièces à conviction trouvées dans la maison de la mère de Schaefer. La narration manque un peu de rythme. Les faits se succèdent comme un rapport lu par un greffier. 
En fait j'ai tellement l'habitude des true crime stories d'Ann Rule qui romance avec brio sans les enjoliver des crimes abominables et nous fait vivre des enquêtes de police de A à Z, que le style de M. Bourgoin manque un peu à mes yeux de panache. Il n'en demeure pas moins que ce livre est très intéressant et permet de se rendre compte de la perversité absolue de Gerard Schaefer. 

lundi 18 décembre 2017

Ne te retourne pas - Alison Gaylin

Aujourd'hui dans la tête de Kate, je plonge dans le Hollywood des années 80, et cela me fait autant rêver qu'une partie de dominos.


Résumé:
Los Angeles, années 80. Lors d'une soirée dans une villa, une jeune femme de 17 ans assassine un célèbre réalisateur de films...
Condamnée à 25 ans de prison, Kelly n'a jamais donné la moindre explication à son acte. Elle perd sa liberté.et sa jeunesse, mais garde ses secrets. Trente ans plus tard, alors qu'elle est enfin libre, le passé revient hanter Kelly. Son beau-père, un célèbre acteur hollywoodien, est retrouvé mort chez lui. Tué d'une balle dans la tête, il baigne dans une mare de sang.Encore une fois, Kelly est soupçonnée d'avoir assassiné un personnage très en vue. Le scénario de son adolescence semble vouloir se répéter, mais cette fois elle a des alliés qui croient en son innocence. Seule Kelly sait s'ils ont tort ou raison de se battre pour elle...

Mon avis:
Que c'était pénible ! J'ai eu beaucoup de mal à lire ce livre; j'ai mis un temps fou (plus de trois semaines, par petits bouts chaque jour ou presque). J'ai décidé de m'en débarrasser ce matin et je me sens bien mieux ! Prête à lire autre chose pour finir 2017 sur une meilleure note.
Bref, revenons à nos moutons ! le Hollywood des années 80 VS celui de 2010. Les mêmes clichés de sexe, drogue et rock'n roll, auxquels s'ajoutent ceux de mensonges, gloire et fortune. Cela aurait pu être palpitant mais au final c'est juste ennuyeux car tellement réchauffé.
Les prénoms m'ont dérangé. C'est une question de ressenti personnel, mais j'ai détesté lire Bellamy ou Vee ou Sterling ...
A part ça, de quoi s'agit-il ? un réalisateur célèbre est abattu en 1980. Un acteur renommé est abattu en 2010. de nombreux points communs entre les victimes et leurs meurtres. Kelly est reconnue coupable et condamnée à 25 ans de détention pour le premier meurtre, à cause d'une kyrielle de preuves indirectes. En 2010 le même genre de preuves la place suspect n°1.
Au final, où cela nous mène-t-il ? Super loin et dans n'importe quelle direction ! avec des révélations particulièrement tirées par les cheveux, frisant parfois (souvent) le ridicule.
En ce qui concerne le style de la narration, je ne suis définitivement pas cliente des récits qui alternent passé et présent pour noyer le lecteur dans un flot d'informations que l'on tente de rendre pertinentes afin de donner une illusion de suspense.
Vous comprendrez que je n'ai pas passé un bon moment de lecture; qu'au contraire il fut aussi pénible qu'une épilation des aisselles à la cire (je ne fais qu'imaginer ^^)

mardi 21 novembre 2017

Wild fell - Michael Rowe

Aujourd'hui dans la tête de Kate, je vous conseille de faire attention aux miroirs... ou plutôt, de les éviter !


Résumé:
Sur les rives désolées de Blackmore Island, Wild Fell tombe en ruine. La vieille demeure a résisté aux assauts des saisons depuis plus d’un siècle et gardé ses terribles secrets. Depuis cent ans, les habitants locaux prient pour que les ténèbres piégées à l’intérieur de Wild Fell y restent. Jameson a acheté la propriété avec l’intention d’y prendre un nouveau départ. Mais l’entité qui l’attend dans la maison est fidèle aux ombres qui y règnent. Elle a attendu Jameson toute sa vie... ou même plus longtemps


Mon avis:
Etrange histoire dont la fin me laisse perplexe.

En guise d'ouverture nous avons la mort tragique de Brenda et Sean, devant Wild fell, dans les années 60, puis le chapitre 1 s'étale curieusement sur presque la moitié du roman.
On y fait connaissance de Jameson, Jamie pour les intimes, qui est un jeune garçon presque effacé en société car sa carrure frêle lui attire des brimades des autres garçons. Nous sommes dans les années 70. Jameson est très proche de son père, à peine de sa mère, et a pour meilleure amie une fille qui aime se faire appeler Hank.
Jameson a 9 ans quand il découvre Amanda dans son miroir. Une sorte d'amiroir comme il aime l'appeler, car c'est pour lui une amie imaginaire avec laquelle il discute par le biais de son miroir. Imaginaire ? peut-être pas tant que ça quand des faits étranges se produisent et qu'elles les revendiquent.

Enfin arrive LE moment d'évoquer sérieusement Wild fell !
Pendant quelques rapides chapitres malheureusement. Jameson a la quarantaine désormais et devient le nouveau propriétaire de la demeure du XIXè et de l'île sur laquelle elle est bâtie.
Les rencontres étranges s'enchaînent, l'ambiance glauque est parfaite, entraînant Jamie, et nous par la même occasion, dans une confusion des plus totales.

Mais quand les explications (plus que des révélations) tombent, je suis totalement larguée !
Je me suis accrochée tant bien que mal, mais j'ai fini par laissé tomber. Je n'ai pas saisi tous les mystères de Wild fell, ce qui ne m'a pas dérangée plus que ça, en revanche, ne pas savoir ce qu'il advient de Jameson est particulièrement cruel à mes yeux et me laisse une impression d'inachevé.

Par curiosité vous pouvez lire cette Ghost Story, mais n'en attendez pas trop selon moi. Par contre, si les histoires de miroirs hantés vous intéressent, je vous recommande un film plutôt pas mal, The Mirror, sorti en 2013.

samedi 18 novembre 2017

Love Murder - Saul Black

Aujourd'hui dans la tête de Kate, je découvre Saul Black, et je ne boude pas mon plaisir !


Résumé:
Une nymphe à la beauté inquiétante, Katherine Glass, patiente dans le couloir de la mort pour avoir torturé puis assassiné une dizaine de femmes. Mais son partenaire dans le crime, l'Homme au masque, court toujours... Et six ans après les meurtres, il recommence à tuer. Valerie Hart, l'inspectrice à qui l'on doit l'arrestation de Katherine, est décidée à enfin clore le chapitre. Pour parvenir à ses fins, elle est même prête à rendre visite à la vénéneuse détenue – cette femme qui éveille en elle des pulsions dangereuses et semble lire dans l'intimité de son couple.
Avec cette nouvelle enquête de Valerie Hart, intrépide femme flic et fumeuse impénitente, Saul Black renouvelle son tour de force : emporter le lecteur dans une course-poursuite qui mêle humour, intelligence, suspense et tourments de l'âme.

Mon avis:
Comme le veut l'usage, je remercie tout d'abord chaleureusement Babelio, Masse Critique et les éditions Presses de la cité pour l'envoi de ce roman.

Il y a un petit quelque chose du Silence des agneaux dans les échanges entre le monstre cultivé Katherine et la flic dure à cuire Valerie: la même proximité malsaine, la même tension sexuelle, les mêmes joutes verbales, la même fascination réciproque, les mêmes manipulations mentales.
Cela ne m'a pas déplu pour autant.
J'ai passé un moment délicieux en dévorant (ultime allusion à Hannibal je vous le promets) ce thriller, véritable page turner au rythme endiablé et au suspense quasi permanent.
Les personnages principaux sont bien travaillés et les seconds rôles ne sont pas négligés.
La fin est ce qu'elle est: ni bonne ni mauvaise, ni surprenante ni totalement prévisible, ni enthousiasmante ni décevante. Elle est juste correcte.
En revanche je suis partagée entre ma joie d'avoir deviné qui était l'homme au masque, et la déception d'en être arrivée à cette conclusion si facilement et si vite dans ma lecture. Je n'ai rien compris aux énigmes que Katherine élucidaient, mais d'un battement de cil j'ai identifié l'assassin ... dommage

Toutefois ce thriller demeure un très bon roman que je vous recommande chaudement.

dimanche 12 novembre 2017

Sisters - Michelle Adams

Aujourd'hui dans la tête de Kate, j'essaye de comprendre les choix curieux que des parents ont pu faire trente ans auparavant.


Résumé:
Irène avait trois ans quand ses parents l’ont abandonnée. Sa soeur Éléonore, en revanche, ils l’ont gardée. Mais leur mère vient de mourir et Éléonore l’a retrouvée. En acceptant d’assister aux funérailles, Irène espère comprendre enfin ce qui s’est passé trente ans plus tôt. Elle croyait que ses parents ne voulaient plus d’elle. Et si la vérité était plus terrible encore ?

Mon avis:
Seulement 378 pages et pourtant j'ai eu beaucoup de mal à lire ce livre.
Quelque chose m'ennuyait autant que la météo écossaise déplorable décrite, même si en même temps j'avais envie de découvrir la chute, alors j'ai tenu bon.

Pour ce qui est de comprendre les motivations des parents d'Irène, on devine dès les premières lignes que la soeur gardée est névrosée et dangereuse, donc il n'y a aucune surprise, bien que l'on évoque à peine la pathologie d'Eléanore.
Ce que je ne saisis pas, c'est l'absence totale de contact entre ses parents et Irène pendant toutes ces années. Il s'agit de toute évidence de protection, mais dans ce cas, un journal intime aurait pu être tenu secrètement et découvert lors des obsèques, un tas de lettres caché chez le notaire pour révéler à Irène les circonstances de son abandon. Tout aurait pu être fait pour qu'un jour Irène réalise que son abandon avait été un choix difficile mais nécessaire.
Ou encore mieux ! El aurait pu être internée à vie et Irène élevée par ses parents ! Seule option valable finalement ... mais alors là il n'y aurait peut-être pas eu d'histoire à raconter, pas de livre à écrire.
Bon et puis les téléfilms regorgent déjà de fictions à cette sauce: une soeur cinglée qui sort de l'asile après de longues années d'internement et qui décide de se venger par jalousie sur la pauvre soeur qui a eu le malheur d'être heureuse et de réussir sa vie. Bref je m'égare ! Revenons à Irène !
Son enfance auprès de son oncle et de sa tante aurait pu lui être particulièrement douce eu égard à ce qu'ils savaient sans aucun doute, mais non, là on a une jeune femme paumée qui a grandi dans une famille où elle ne s'est jamais sentie à sa place ni même aimée, un peu comme le célèbre Harry Potter, sans le placard sous l'escalier.

Cependant, il faut le dire, bien que la chute soit moyenne, on a droit à quelques bonnes surprises, notamment sur l'identité de certains personnages. Mais dans l'ensemble on reste sur sa faim.
Pour moi ce n'est pas un thriller psychologique, car ce n'est pas le lecteur qui est baladé et qui a le cerveau retourné, c'est uniquement Irène. Je ne me suis posée aucune question. J'ai été simple spectatrice pendant les 378 pages. On a presque l'impression d'en savoir plus sur Irène qu'elle-même.

Je ne dis pas que j'ai passé un mauvais moment de lecture, mais cette histoire n'est pas assez bien racontée selon moi. Je ne dis pas non plus que j'aurais fait mieux car je me sens tout bonnement incapable d'écrire un roman, mais je pense que d'autres personnes ayant lu le manuscrit bien avant sa publication ont forcément eu le même sentiment que moi. Dommage que ces gens aient gardé le silence car moi je ne garderai pas un souvenir mémorable de ce livre.