mercredi 1 mai 2019

Salem - Sandra Triname

Aujourd'hui dans la tête de Kate, on part en 1692 pour vivre une période sinistre où la différence était synonyme de sorcellerie pour les puritains à l'esprit étriqué.



Résumé:
1692.
Salem, État du Massachusetts aux États-Unis.
Accusées de pratiques magiques, de nombreuses personnes sont alors mises à mort. Innocentes ou coupables ? Qui méritait réellement la potence ? De nos jours, alors que Max évite de peu la mort, la voilà sous l’emprise de songes qui semblent tous venir d’une époque lointaine où la sorcellerie et les démons hantaient l’imaginaire du commun des mortels.
Quel lien peut alors unir Max à un procès vieux de plusieurs siècles ?

Mon avis:
Ah Salem ! j'étais convaincue de lire une histoire palpitante sur la sorcellerie, et finalement, je me suis retrouvée parmi les loups-garous et les vampires dans une sorte de remake du nullissime Twilight. 
Comme dans la célèbre saga, ces deux espèces ne peuvent pas se sentir, dans tous les sens du terme, mais ici les sorcières servent vaguement d'arbitres, retournant leur cape à chaque fois que les forces s'inversent. Selon ces froussardes, en agissant ainsi elles maintiennent l'équilibre ... 

Bref, ici nous avons Maxine, appelée Max, qui est une jeune femme brillante, historienne de renom, riche héritière orpheline, mais amnésique suite à un accident spectaculaire dont elle a miraculeusement survécu. Quand les souvenirs reviennent, elle se dévoile tête brûlée avec un sale caractère, et pas du tout attachante.

Très vite elle croise le chemin de Jared, qui est son colloc et meilleur ami, et qui l'aide à retrouver la mémoire.
Ils partent pour Salem sur un coup de tête, après avoir découvert que Max faisait de nombreuses recherches à ce sujet, et là on bascule dans l'univers des loups-garous et des vampires, ce qui m'a fait éclater de rire en mode "WTF ?!" car je ne suis absolument pas fan du genre ...

Ceci étant, j'ai poursuivi ma lecture et l'ai trouvé distrayante, mais pas très originale.
Sans dévoiler quoi que ce soit, il est question de racines, d'occultisme évidemment, de légendes, d'amitié, et bien sûr d'Amour avec un grand A.

Ce roman est destiné très certainement à un public plutôt féminin et assez jeune. Sans avoir passé un mauvais moment (malgré les nombreuses horribles fautes d'orthographe), je n'ai pas été emballée mais j'avais envie de connaître la fin, ce qui n'est pas le cas de tous les livres que j'ai eus entre mes mains.
En conclusion, si vous voulez lire une histoire autour de la sorcellerie, de la Wicca, et de la magie blanche, passez votre chemin, mais si vous avez aimé les niaiseries de Twilight, vous adorerez sûrement Salem.

samedi 23 février 2019

Je te vois - Clare Mackintosh

Aujourd'hui dans la tête de Kate, la banalité de prendre le métro quotidiennement se transforme en véritable cauchemar pour les femmes londoniennes.


Résumé:
Comme des milliers de Londoniens, Zoe Walker empreinte quotidiennement le même métro, monte dans le même wagon, descend à la même station... Mais un matin, dans le journal, elle découvre sa photo dans les petites annonces, sous l'adresse d'un site Internet. Qui a pris ce cliché à son insu ? Dans quel but ? Et puis, est-ce bien elle ? Sa famille n'en est guère convaincue. Zoe ne va trouver qu'une seule oreille attentive : celle de Kelly Swift, un agent de la police du métro. Car une succession d'incidents étranges, qui paraissent culminer dans un meurtre, persuade Kelly que quelqu'un joue au chat et à la souris avec les passagères et surveille le moindre de leurs faits et gestes. Chacune de leur côté, les deux femmes vont lutter contre cet ennemi invisible et omniprésent.

Mon avis:
Deuxième roman que je lis de Clare, et une fois encore elle a su me captiver et me balader sans temps mort.
Le coupable fut une réelle surprise, sans compter l'ultime révélation qui m'a véritablement scotchée !
Pour en arriver là, il a quand même fallu faire un peu de tri dans les personnages féminins, et pour le coup ce fut un peu coton jusqu'au chapitre 7. Tous ces prénoms qui se ressemblent: Lexie, Kelly, Katie, Cathy, etc ... Pas simple de s'y retrouver.

Les personnages sont bien travaillés et intéressants, pas spécialement originaux mais assez loin des clichés habituels. Ici par exemple, il n'y a pas de détective alcoolique, divorcé et misanthrope. Kelly est une jeune femme dynamique et intelligente, certes hantée par le passé, mais qui va savoir utiliser sa suspicion extrême à son avantage. Voir le mal partout lui sera bien utile pour faire des recoupements.
Zoe de son côté, est une mère normale de la petite quarantaine, avec ses faiblesses et ses grandes qualités.

Le mobile du coupable fait partie des tristes classiques de la vraie vie. Il est en effet quasi toujours question de vengeance, jalousie, ou d'argent, ce qui multiplie le nombre des suspects et complique la résolution de l'enquête.

Le mode opératoire quant à lui est vraiment effrayant. Est-ce que notre rassurante routine quotidienne pourrait réellement causer notre perte ? Ce roman fait peur, nous stresse, nous bouscule, nous rend paranoïaque, et c'est exactement ce que j'attends de ce genre d'histoires.
En résumé, j'ai passé un excellent moment de lecture en compagnie de ce page-turner !

lundi 11 février 2019

Ragdoll - Daniel Cole

Aujourd'hui dans la tête de Kate, on fait une course mortelle contre la montre.


Résumé:
Votre nom figure sur la liste du tueur. La date de votre mort aussi...
Un " cadavre " recomposé à partir de six victimes démembrées et assemblées par des points de suture a été découvert par la police. La presse l'a aussitôt baptisé Ragdoll, la poupée de chiffon.
Tout juste réintégré à la Metropolitan Police de Londres, l'inspecteur " Wolf " Fawkes dirige l'enquête sur cette effroyable affaire, assisté par son ancienne coéquipière, l'inspecteur Baxter.
Chaque minute compte, d'autant que le tueur s'amuse à narguer les forces de l'ordre : il a diffusé une liste de six personnes, assortie des dates auxquelles il a prévu de les assassiner.
Le dernier nom est celui de Wolf.

Mon avis:
Depuis longtemps dans ma PAL, j'hésitais à le lire car c'est encore un best-seller et si vous avez l'habitude de suivre mes lectures, vous savez que nous sommes rarement copains eux et moi.

Cependant, je dois bien admettre que cette fois ce fut une agréable surprise, car c'est vraiment un bon thriller bien ficelé, avec des crimes horribles particulièrement ingénieux et sournois, une équipe d'enquêteurs dynamiques et éclectiques, et un assassin très sûr de lui qui a toujours un train d'avance.

Le travail de la police est complexe, car il faut déterminer à qui appartiennent les morceaux de la "poupée de chiffon", et identifier les personnes de la liste de l'assassin afin de les protéger.
L'horloge macabre tourne vite, et chaque minute compte, mettant toute l'équipe d'enquêteurs sous pression.

J'ai eu un peu de mal à comprendre comment Edmunds a fait le lien entre le tueur et son complice involontaire, mais j'ai trouvé cette révélation bien imaginée une fois expliquée. C'est un peu tiré par les cheveux mais ça passe, et ça a au moins le mérite d'être original.

L'intrigue tient la route et l'enquête tient en haleine. On ne s'ennuie pas une seule minute. Petit bémol toutefois par rapport à la fin que j'estime un peu trop abrupte. Le devenir de certains personnages m'a fait défaut.

mardi 29 janvier 2019

Le cannibale de Crumlin Road - Sam Millar

Aujourd'hui dans la tête de Kate, on visite une vieille prison victorienne pleine de rats.



Résumé de l'éditeur:
Dans Belfast qu'épuise une vague de chaleur inhabituelle, un prédateur s’attaque à de très jeunes femmes, des junkies, des laissés-pour-compte de la société. À chaque corps retrouvé atrocement mutilé, il manque le foie et les reins. Il apparaît bientôt que le tueur est animé par une perversion très singulière…
Initiée par la plainte d'une cliente dont la sœur a disparu, l'enquête de Kane prend soudain un tour personnel et spécialement dramatique qui durcit sa motivation. Ce ne sera pas toutefois une mince affaire que d’épingler son suspect, membre estimé de l'establishment : l'aveuglement délibéré, voire la mauvaise volonté de la police locale sont autant de bâtons dans ses roues. Mais la rage est un moteur puissant, et Kane, ce « faux dur à l’humour ravageur », ne craint pas les coups...

Résumé Amazon:
Cet été-là, la vague de chaleur accablant Belfast n'est pas ce qui perturbe le plus Karl Kane. Le privé est confronté aux meurtres atroces de jeunes femmes marginalisées, retrouvées mutilées, sans foie ni reins. Mais le principal suspect est un membre de l'establishment... et l'enquête piétine. Lorsque Katie, la fille de Kane disparaît, celui-ci ne peut compter que sur sa fureur pour empêcher l'irréparable.

Mon avis:
Le résumé Amazon dévoile tout ce qu'il y a à retenir. Cela me fait penser à certains films dont la bande-annonce livre le meilleur.
Je n'ai clairement pas été emballée par cette histoire. Le personnage principal, Kane, est un ensemble de clichés à lui tout seul: ancien flic devenu détective privé, penchant certain pour la boisson, caractère de cochon, véritable tête brûlée qui rejette l'autorité et voit la corruption partout, et forcément il est divorcé !

Le tueur cannibale, Hannah, n'est guère plus intéressant. On sait peu de choses sur lui et ses activités en tant que riche et respectable homme d'affaires quasi intouchable. Pas d'information sur son mobile, aucune sur sa méthode de kidnapping, et très peu sur sa manière de tuer. C'est un cannibale qu'on ne "voit" même pas manger ou parcourir le Larousse gastronomique comme le célèbre Dr Lecter. Il gave les oies qu'il destine à l'abattage et c'est tout ce que l'on sait. Ah pis bien évidemment il a eu une relation incestueuse et castratrice avec sa mère, mais ceci n'explique absolument pas cela.

La victimologie ne nous apprend rien de significatif non plus. Hannah s'attaque uniquement à des cibles faciles dont les disparitions inquiètent peu de monde. Les crimes perpétrés sont certes sordides mais m'ont presque moins écoeurée que les scènes de sexe répugnantes du début du livre.

D'un point de vue global, il n'y a pas vraiment d'enquête pour stimuler nos neurones car dès le début le nom du tueur en série est donné. Zéro suspense.
En y réfléchissant bien je ne trouve malheureusement aucun point positif à ce livre. Je suis sévère mais même l'épilogue n'apporte rien.

Il n'y a pas d'originalité dans ce roman; le rythme est celui d'un encéphalogramme plat. Aucune surprise, pas d'ultime rebondissement.
Sans mentir, avec un titre pareil j'espérais presque du gore qui me retourne les boyaux, mais non. 
Que du sexe, de l'alcool, des drogues, et une histoire cousue de fil blanc.

vendredi 11 janvier 2019

La cave - Natasha Preston

Aujourd'hui dans la tête de Kate, on partage la vie de quatre fleurs privées de lumière et de liberté.


Résumé:
Imaginez une maison comme n’importe quelle autre. Dedans, une pièce. Dans cette pièce, une armoire. Derrière cette armoire, une porte. Au-delà de cette porte, des escaliers. Et en bas, une cave. Une cave où sont séquestrées trois filles, Rose, Iris et Violette, soumises à la folie maniaque et meurtrière d’un homme : Trèfle.
Dans une autre maison, dans une ville où il ne se passe jamais rien, Summer mène une vie parfaitement banale. Elle a des parents, un frère, des copines, un petit ami. Mais un soir, sa route croise celle de Trèfle, et Summer ne rentre pas chez elle. Elle se retrouve enfermée dans une cave en compagnie des autres filles et rebaptisée Lilas. Mais contrairement aux autres filles, elle n’est pas prête à accepter son sort jusqu'à faner et dépérir…

Mon avis:
Une jeune fille kidnappée qui se retrouve dans une cave pour une durée indéterminée. Cela ressemble à un triste fait-divers. Avec ce genre de récit, de toute évidence inspiré par les témoignages de victimes de séquestrations réelles comme Natasha Kampusch, Michelle Knight et malheureusement bien d'autres encore, on s'attend à du sordide, de la violence, de l'horreur.

Summer est une adolescente de 16 ans comme les autres. Elle a deux parents aimants, un grand frère avec lequel elle se chamaille souvent, des copines, et un petit copain depuis un peu plus d'un an.
Un soir elle croise la route de Trèfle, un homme déséquilibré qui cherche à créer sa famille idéale: 4 femmes pour lui seul.
Il a aménagé le sous-sol de sa maison en appartement cosy et chaleureux, pour y enfermer ses "filles" et les entretenir.
Summer est la dernière arrivée. Désormais, elle sera Lilas, et devra vivre avec Rose, Iris et Violette en suivant les règles de Trèfle.

Trois points de vue racontent la mésaventure de Summer: celui de Summer, celui de Lewis, et celui de Trèfle.
Le récit de Summer nous plonge directement dans le quotidien des victimes. Il est poignant, parfois effrayant, mais le plus souvent aussi ennuyeux que les journées des filles dans le sous-sol.
Le récit de Trèfle est un peu plus intéressant car il tente de nous faire comprendre les motivations du prédateur, mais il reste encore beaucoup de zones d'ombre.
Le récit de Lewis, pour finir, est relativement creux. Il est le petit ami dévoué qui cherche sans relâche sa chérie en culpabilisant, agissant souvent par pulsion au lieu de réfléchir, bien que ses intuitions soient bonnes.
Tout cela est très loin du suspense et du rythme de La maison de poupées de M.J. Arlidge.
Ici les attentes du lecteur reposent uniquement sur le devenir de Summer. Sera-t-elle retrouvée ? Morte ou vive ?
L'histoire tient mieux la route que celle de Cat Clarke dans son Perdue et retrouvée, mais manque de la profondeur et de la psychologie de Séquestrée de Chevy Stevens.

En bref, j'ai passé un bon moment de lecture, mais je n'en garderai pas un souvenir mémorable.

dimanche 6 janvier 2019

Six mois à tuer - Enzo Bartoli

Aujourd'hui dans la tête de Kate, on assiste à la naissance d'un serial killer dont les jours sont comptés.


Résumé:
Lorsque le Professeur Lazreg, éminent cancérologue, annonce à Régis Gaudin que la tumeur qui le ronge ne lui laisse plus que six mois à vivre, ce dernier reçoit la nouvelle avec une indifférence qui frise la bravade. Pourtant, le détachement dont il fait preuve est bien réel. Enfant surdoué, thésard à 19 ans et brillant astrophysicien, Régis Gaudin est un véritable asocial qui vit reclus dans son bel appartement parisien, avec pour seule distraction les jeux télévisés.

Sa rencontre avec Chloé Schneider va chambouler son existence routinière. Chloé est séduisante et pleine d’esprit, mais elle est surtout porteuse d’une proposition incongrue pour mettre à profit les six derniers mois de Régis…

Caustique, grinçant, avec une pointe d’humour noir, Six mois à tuer est le récit glaçant de la naissance d’un tueur en série, un tueur d’autant plus redoutable que sa meilleure arme est sa banalité.

Mon avis :
Régis est fichu. Son cancérologue est formel et ne lui donne pas plus de six mois à vivre. Six longs mois à tuer, en s'abrutissant devant des émissions idiotes à la télévision et en buvant de la 1664 ? Ou alors six courts mois à tuer des gens de la pire espèce ? Voici le choix cornélien que lui présente Chloé, une jeune femme dynamique et déterminée au charme envoûtant.
Régis l'astrophysicien asocial se laisse convaincre et très vite se découvre un certain talent de tueur à gages.

Quelle idée géniale que de transformer une personne condamnée en assassin sur commande ! Enzo Bartoli y a pensé et son choix s'est porté sur le pauvre Régis.
La vie du génie étant insipide, cette expérience sera une aventure extraordinaire avant de mourir. Tels sont les arguments avancés par Chloé, et Régis accepte plutôt facilement.

Les victimes sont de toute manière odieuses. Mais les crimes qui leur sont reprochés sont assez clichés donc navrants : Un politicien xénophobe et homophobe, une maquerelle, un directeur d'école pédophile, etc ...

Le mode opératoire en revanche est intéressant à suivre, car parfois plannifié avec le plus grand soin, mais d'autres fois totalement improvisé sous le coup d'une impulsion.

Quant l'échéance approche, et les regrets que tout s'arrête bientôt (autant pour Régis que pour le lecteur bien que je ne parle pas du même genre d'épilogue), Enzo Bartoli nous fait tomber de très haut ! Je ne l'avais pas vu venir ! Ce petit polar à l'humour noir se déguste tranquillement jusqu'à l'explosion de saveurs finale. Bien joué.

samedi 5 janvier 2019

L'autre moi - Sam Carda

Aujourd'hui dans la tête de Kate, je découvre l'esprit tordu de Sam Carda, et j'ai adoré !


Résumé:
Nous avons tous en nous une part d’ombre.
On tente souvent de la dissimuler, mais quand elle fait surface, elle peut être dévastatrice.
Je m’appelle Sam Carda et je suis un écrivain célèbre. Mon dernier roman m’a propulsé en haut du podium.
Ma tête est placardée sur les murs de toutes les librairies. Mon œuvre a même été adaptée à la télévision.
Tout va bien.
Mais rien ne va en moi.
Je n’ai plus d’inspiration. Et ce n’est pas le pire. Je crois que je perds pied.
Je dois vous dire un secret… Le personnage principal de mon roman est vivant. Oui, je l’ai croisé en chair et en os. Il m’a parlé ! Il m’a menacé ! Il veut me faire payer toutes les souffrances que je lui ai infligées. Vous allez me prendre pour un fou et me dire que je n’arrive plus à distinguer la réalité de la fiction. Et vous aurez peut-être raison.
Pourtant, tout au fond de moi, je sens que je ne suis pas dément.
Et s’il s’agissait d’un complot ? Je vais tout faire pour le prouver…

Mon avis:
Avec un pitch aussi génial, je m'attendais à du lourd, et ça tombe bien, car ce roman est magistral ! 
Je ne suis absolument pas déçue. Sam Carda a su m'embrouiller l'esprit aussi adroitement que Franck Thilliez et son Puzzle !

Cette histoire rocambolesque vous mène par le bout du nez, vous torture les méninges, et vous en redemandez ! Impossible d'abandonner la lecture avant d'avoir eu toutes les révélations ! 
Sam Carda vous balade jusqu'à la dernière ligne. C'est génial ! 

Tous les ingrédients que je chéris sont réunis: du suspense jusqu'à l'apnée, un rythme palpitant, des personnages certes pas spécialement attachants, mais tous très énigmatiques, et une histoire particulièrement capillotractée qui vous rend cinglé !
J'ai vraiment adoré ma première lecture de cet auteur brillant.

Pour revenir sur le résumé de la quatrième de couverture, Sam Carda n'est pas vraiment victime du syndrome de la page blanche comme l'ennuyeux Marcus de Joël Dicker. L'auteur ne gaspille pas notre temps et son énergie à parler du manque d'inspiration de son personnage pendant la moitié du roman. 
En fait, Sam a d'autres préoccupations que d'écrire la suite de Secrets Mortels, car il a discuté avec son héroïne en chair et en os. Enora est déterminée à se venger des souffrances que Sam lui a infligées dans son roman, et le harcèle sans ménagement. 

Sam est-il simplement victime d'hallucinations liées à la pression médiatique et au surmenage ? ou alors s'agit-il d'un complot machiavélique pour nuire à sa réputation et à sa santé mentale par la même occasion ? 
Heureusement qu'il peut compter sur son éditrice Ava pour l'aider à faire le tri entre réalité et fiction, et aussi sur Magali, sa première fan. A moins qu'elles aussi aient de mauvaises intentions ... Sam peut-il seulement faire confiance à quelqu'un pour le sortir de ce bourbier ? 
Lisez vite L'autre moi pour découvrir toute la vérité ;-)

mercredi 2 janvier 2019

Un chat, c'est bien... une licorne c'est mieux ! - Claude Combacau

Aujourd'hui dans la tête de Kate, on se documente sur les NNAC (Nouveaux Nouveaux Animaux de Compagnie)


Résumé:
L'étude qui met enfin les chats et les chiens au placard : adoptez une licorne !
Les chats, les chiens, les hamsters, c'est bien ! Mais, franchement, un dragon, une licorne, une loutre ou un hippogriffe, c'est mieux, non ? Un guide complet et très documenté sur ces animaux dont on ne parle pas assez, mais qui pourtant peuplent l'univers du Geek qui sommeille en nous.
Esprit WTF, tests, graphiques, quiz, pourcentages, tout pour choisir l'animal de compagnie geek qui nous correspond !

Mon avis:
Merci à l'opération Masse Critique et aux éditions 4D4 pour l'envoi de ce livre complètement barré, qui se présente comme un magazine, avec des conseils, des tests psycho, des témoignages, des recettes de cuisine, les questions des lecteurs, etc ...

Tout est délicieusement loufoque, mais j'enlève une petite étoile à cause du langage parfois fleuri.
Le mythe de la gentille et douce Licorne est enfin cassé, tandis que les qualités du Rat-Taupe-Nu sont mises à l'honneur.

Finalement la Loutre ou l'Elfe de maison semblent les plus adaptés à mon caractère et mon environnement familial, même si le test final m'indique sans appel : "Ne prenez aucun animal. Jamais. Et restez chez vous jusqu'à ce que mort s'en suive." Oups ! Charmant ... lol

samedi 29 décembre 2018

Le Mystère de Pitch Pine Lane - Josh Lanyon

Aujourd'hui dans la tête de Kate, une femme du passé demande réparations.


Résumé:
Encore affligé par la mort subite de son amant, Flynn Ambrose, antiquaire de son état, emménage dans la vieille demeure délabrée de Pitch Pine Lane pour inventorier et revendre l’énorme collection d’objets ésotériques et excentriques qui remplissaient jadis l’étrange musée de son défunt oncle.
Mais il est des artefacts qui ne peuvent être aisément étiquetés... et dont il est encore plus difficile de se débarrasser.

Mon avis:
J'avais bien aimé Le fantôme aux chaussettes jaunes, mais là je dois avouer que je suis déçue.
Pour commencer, j'ai d'abord cru m'être trompée et relire le précédent livre:
Une maison isolée et vétuste, un jeune homme seul et paumé qui partage les lieux avec un ex Ranger bougon ... Gros sentiment de déjà vu...

Mais ensuite, à part trois ou quatre apparitions fantomatiques dans un miroir, il ne se passe rien.
Les dialogues sont insipides et les vannes aussi prévisibles que l'évolution de la relation entre les deux personnages.
Certes il y a une ambiance sinistre, un suspense qui attise la curiosité, et un rythme entraînant pendant les 250 maigres pages, mais les révélations finales sont bâclées et trop vite balancées selon moi.

J'attendais tellement plus ! Je m'étais habituée à mieux. Pas de "Wahou" ! Uniquement un "tout ca pour ça ?!"
J'ai un vrai goût d'inachevé.

samedi 22 décembre 2018

Les Chutes - Joyce Carol Oates

Aujourd'hui dans la tête de Kate, on se laisse hypnotiser par les célèbres chutes du Niagara.


Résumé:
Veuve au matin d'une nuit de noces hallucinante, lorsque son époux, un jeune pasteur, se suicide en se jetant dans les Chutes du Niagara, Ariah Littrell se considère désormais comme vouée au malheur.
Pourtant, au cours de sa semaine de veillle au bord de l'abîme, en attendant qu'on retrouve le corps de son mari d'un jour, La Veuve blanche des Chutes (ainsi que la presse l'a surnommée avant d'en faire une légende) attire l'attention de Dirk Burnaby, un brillant avocat au cœur tendre, fasciné par cette jeune femme étrange.
Une passion improbable et néanmoins absolue lie très vite ce couple qui va connaître dix ans d'un bonheur total avant que la malédiction des Chutes s'abatte de nouveau sur la famille.
Désamour, trahison, meurtre ? C'est aux enfants Burnaby qu'il reviendra de découvrir les secrets de la tragédie qui a détruit la vie de leurs parents.
Une quête qui les obligera à affronter non seulement leur histoire personnelle mais aussi un sombre épisode du passé de l'Amérique: les ravages infligés à toute une région par l'expansion industrielle gigantesque des années 50 et 60, expansion nourrie par la cupidité et la corruption des pouvoirs en place.
Un roman aussi beau et tumultueux que ces Chutes au charme maléfique.

Mon avis:
Soulagée. Libérée de ce livre lourd, long, et pénible.
Je ne partage absolument pas le point de vue de la majorité des lecteurs.
On ne plonge pas du tout dans la profondeur de l'âme humaine, non, car toutes les femmes ne sont pas névrosées, de maternité douteuse, acariâtres et méprisantes.
On est simplement entraîné dans la chute d'Ariah. C'est dans la noirceur de son âme à elle que l'on pénètre, et cela ne m'a pas du tout touchée.

Difficile de prononcer un diagnostic quand ce n'est pas son métier, mais il me semble que d'après mes maigres connaissances, Ariah est une femme bipolaire (ou maniaco-dépressive). Elle n'est pas digne, mystérieuse, excentrique ou pudique. Il lui manque juste une case (voire plusieurs). Elle sait passer de l'euphorie totale à la déprime profonde et au mépris de tout et tout le monde.
On comprend clairement qu'elle est capable du pire comme du meilleur avec ses enfants. Elle est particulièrement effrayante et absolument pas attachante.

Le seul personnage intéressant est Dirk Burnaby, et le dossier de sa vie, le fameux "love canal".
Leurs trois enfants n'ont attiré mon attention qu'à partir de la cérémonie en hommage à leur père (soit l'épilogue). On les sent enfin soulagés d'un poids. Ils vont enfin pouvoir commencer à vivre leur vie, au lieu de survivre dans la bulle malsaine d'Ariah la damnée (comme elle le dit elle-même). 
Ariah est un poison mortel aussi insidieux que celui fabriqué dans les usines chimiques des Chutes du Niagara.
En conclusion, j'ai trouvé cette lecture particulièrement désagréable, et je l'ai vécue comme une réelle perte de temps. Je ne peux pas parler du style de l'auteur car vu le contexte, je n'ai pas approfondi mon analyse. J'ai simplement hâte de passer à autre chose et d'oublier cette histoire qui n'en est pas vraiment une. 

Résumé détaillé : NE PAS LIRE SI VOUS COMPTEZ LIRE CE LIVRE ! 
C'est l'histoire d'une jeune femme physiquement fade dont on arrange le mariage à un jeune pasteur qui n'a pas fait son comin-out. Il se suicide au matin de sa nuit de noces, en se précipitant dans les Chutes du Niagara, sans doute car il n'assume pas. 
La jeune veuve, apathique, patiente pendant sept jours qu'on remonte le cadavre de son mari. Pendant cette "veille", pour on-ne-sait-quelle-raison, Dirk Burnaby, avocat respecté et riche, s'entiche d'elle, au point de la demander en mariage trois mois plus tard contre l'avis de tous.
Pendant 10 ans de mariage ils semblent être heureux en couple, bien qu'Ariah soit déjà bizarre. Apparemment quand elle boit de l'alcool elle est flippante et violente, on ne sait pas trop. L'auteure reste vague.
Ariah est enceinte au moment de son deuxième mariage, et ignore donc qui est le père biologique de son enfant, mais elle refuse de le savoir. Elle va élever son fils aîné dans une sorte de dualité amour/haine à cause de ce doute persistant sur sa conception. 
Ensuite elle fait un caprice pour avoir un autre enfant, et c'est encore un fils, qu'elle qualifie elle-même de légitime. Elle le couve comme le St Graal. C'st clairement son préféré, et elle néglige totalement Chandler son aîné. Mais elle semble cette fois à la limite du burn-out quand elle encourage par exemple l'aîné à se promener seul en poussette avec le cadet au bord des Chutes ... 
Puis Ariah réclame cette fois une fille à son mari dévoué et travailleur, et elle l'obtient ! C'est le nouvel objet de son affection, tout du moins jusqu'à ce que la gamine atteigne l'adolescence.
Pendant tout ce temps on ne parle déjà plus d'amour entre les Burnaby. Dirk revient au centre de l'histoire quand il se dévoue corps et âme dans l'affaire du Love Canal. Des familles entières touchées par des affections diverses liées aux produits chimiques fabriqués et rejetés par les usines chimiques qui bordent les Chutes. Ce dossier attire des ennemis à Dirk, au point qu'il soit assassiné (officiellement c'est un accident). Mais il a passé tant de temps à travailler dessus (18 mois environ) que ce temps-là n'a pas été consacré à sa femme cinglée et à leurs enfants, donc au lieu de pleurer et faire son deuil, Ariah décide d'effacer Dirk de sa mémoire et de celle de ses enfants.
S'en suivent 16 longues années pendant lesquelles ils vivent une vie de m**** sans intérêt, entourée de tabous dans tous les domaines ou presque (mort de Dirk, actualités, sexe, argent, ...)
Heureusement les fils se posent enfin des questions sur la mort de leur père, pendant que la petite soeur semble schizophrène (elle entend des voix et tente de se jeter dans les Chutes). Les garçons quittent la maison familiale et une partie de l'emprise puante et malsaine de leur mère. Le voile se lève enfin devant leurs yeux, et on arrive au dénouement, avec la cérémonie en hommage à Dirk Burnaby. FIN
Vous voyez comme c'est pourri ????