jeudi 26 avril 2018

Perdue et retrouvée - Cat Clarke

Aujourd'hui dans la tête de Kate, une famille est réunie après 13 ans de séparation.


Résumé:
Essayez d'imaginer :
Une enfant kidnappée. Une famille déchirée.
Lentement, au fil des ans, cette famille va recoller les morceaux.
Elle reste un peu fragile, bien sûr, mais toujours unie.
Et voilà que l'enfant, devenue adulte, revient à la maison...
C'est là que l'histoire commence. Et si la fin du cauchemar n'était que le début d'un autre ?

Mon avis:J'irai droit au but: je n'ai pas aimé ce roman. 
Cat Clarke y raconte une histoire de séquestration qui dura 13 ans, jusqu'à la mystérieuse réapparition de Laurel à l'âge de 19 ans. Il est surtout question du retour de Laurel. Les détails de sa séquestration sont passés sous couvert. Cela ne me dérange pas car j'ai déjà lu assez de vrais témoignages horribles de séquestration pour ne pas avoir envie qu'une fiction s'y essaye avec maladresse.

Très vite on apprend que Laurel a été adoptée, et je ne vois pas en quoi l'information est utile. On sait que ses parents n'ont jamais cessé de la rechercher, la mère notamment, multipliant les interventions télévisées. On sait aussi que sa petite soeur, Faith, enfant naturel du couple, était présente au moment de l'enlèvement et avait 4 ans à l'époque. Elle a vécu 13 ans dans l'ombre de sa grande soeur disparue, fuyant les gens qui ne s'adressaient à elle que par curiosité eu égard à ce que sa famille traversait depuis la disparition de Laurel.

Pendant les 3/4 du livre, rien ne se passe de notable. On ne sait pas ce que ressent chaque membre de la famille, comment Laurel reprend sa vie en main, ce qu'elle fait pour y parvenir. Il n'est question que de Faith et de ses préoccupations d'adolescente, de sa culpabilité quand elle estime que le retour de Laurel la rend définitivement transparente aux yeux du monde qui l'entoure. On parle très peu du ravisseur et de l'enquête qui se poursuit pour le retrouver, car oui il court toujours.
On s'attend bien sûr à ce qu'il surgisse à tout moment pour reprendre Laurel ou s'en prendre au reste de la famille.
Dans le dernier quart du roman les choses s'accélèrent mais pour prendre une tournure tout à fait prévisible. Il y a enfin un peu d'action. La chute est correcte mais le chemin pour y parvenir bien trop lisse. J'attendais beaucoup mieux.

vendredi 20 avril 2018

Ciel de traîne - Gilles Vidal

Aujourd'hui dans la tête de Kate, je remercie les éditions Zinedi, Babelio et l'opération Masse Critique, et Monsieur Gilles Vidal pour ce partenariat.


Résumé:
Un cadavre est retrouvé en lisière de forêt, un os d'oiseau dans une main. La victime a visiblement été torturée avant d'être égorgée. Mais qui est-elle ? Aucune disparition n'a été signalée récemment. Une jeune femme disparaît du jour au lendemain laissant son compagnon désespéré. Est-elle prisonnière de cet homme qui prétend la détenir et le harcèle au téléphone ? Un scénariste revient dans la maison de son enfance dont il a hérité.
Ce n'est pas sans réticence qu'il entreprend ce retour aux sources. Que vient-il y chercher ? Quel est le lien, et y en a-t-il un, entre ces personnages ? Le lieutenant Kamensky, en charge de l'enquête, saura-t-il assembler les pièces du puzzle ?

Mon avis:
Ciel de traîne est un roman plutôt court qui n'a pas réussi à capter mon intérêt. 
Tout d'abord, je ne me suis pas attaché aux personnages. À aucun d'entre eux. Et comme chaque chapitre fait lentement avancer l'histoire de chacun, je me suis pas mal ennuyée et j'ai dû faire un bel effort pour rester concentrée en me disant que tout était lié et que j'aurai sûrement droit à une chute vertigineuse.
Malheureusement celle-ci n'arriva jamais. 
A aucun moment de ma lecture je n'ai ressenti de suspense ou d'excitation. Même l'ultime chapitre, beaucoup plus long que les autres, peine à livrer ses secrets. Une muette débarque d'on ne sait où pour ne rien apporter de consistant. 
Pendant ma laborieuse progression je n'avais pas spécialement envie de connaître le dénouement. Rien n'a su attiser ma curiosité.
La victimologie n'est pas poussée et les victimes restent quasi anonymes, simples instruments pour justifier de la nécessité de mener une enquête. Bien sûr elles ont quand même un lien, créant un mobile somme toute classique au meurtrier. En revanche en ce qui concerne Antoine, le pourquoi demeure obscure pour moi encore à ce jour...
Bref, n'étant pas écrivaine je suis toujours gênée quand je critique négativement un livre qui a certainement demandé beaucoup de temps et de travail à son auteur. 
En plus de ça, Gilles Vidal est de toute évidence une pointure dont ce n'est pas le premier manuscrit publié, ce qui creuse ma gêne mais tant pis, je me lance.
Alors voilà ce qui m'a manqué pour faire de ce polar un vrai bon polar selon mon humble avis de lectrice du genre: du rythme, des portraits un peu plus travaillés, des dialogues plus naturels, une atmosphère plus angoissante, une impression de course contre la montre, une pression exercée, mais surtout, le plus important: une vraie intrigue, riche en rebondissements, qui ne se contente pas de 30 pages pour être exposée. Navrée mais je suis passée totalement à côté de ce livre.

jeudi 22 mars 2018

Âmes soeurs - John Marrs

Aujourd'hui dans la tête de Kate, on fait confiance à l'ADN pour trouver l'amour parfait auprès de son âme soeur.


Résumé:
Un simple test ADN suffit désormais pour vous permettre de trouver celui ou celle qui partage avec vous " le " gêne, celui qui indique que vous êtes faits l'un pour l'autre.
Dans le monde entier, des millions d'individus passent le test. Parmi eux, Jade, Mandy, Nick, Christopher et Ellis. Chacun croit avoir enfin trouvé son Binôme, le grand amour qui l'accompagnera jusqu'à la fin de ses jours. Sans se douter qu'un piège vient de se refermer sur eux et que pour certains, la fin arrivera beaucoup plus vite que prévu. Car les assassins aussi ont une âme soeur.

Mon avis:
Premièrement, pour que les choses soient bien claires, il ne s'agit absolument pas d'un thriller ! 
Certes l'un des protagonistes est un serial killer, et certes, le grand marionnettiste est un détraqué, mais cela ne fait pas de cette fiction un thriller pour autant !
La vie du serial killer ne prend pas plus de place que celle des autres personnages, et le marionnettiste n'est révélé qu'à la toute fin.
En fait le roman raconte plusieurs destins croisés, qui ont pour point commun le site (fictif) tendance Mariez votre ADN. 
J'ai eu souvent l'impression qu'il était juste question d'amour, ou plutôt d'Amour, avec le grand A et les papillons dans le ventre, cet amour qui rend vulnérable et aveugle. Chaque court chapitre nous en apprend chaque fois davantage sur un personnage et son cheminement personnel depuis la découverte de son binôme, de son âme soeur.
La curiosité est piquée au vif et les pages défilent sans qu'on s'en rende compte. Les destins bouleversés à jamais sont absolument tous différents et très intéressants. L'imagination de l'auteur est vraiment débordante et ses récits très enthousiasmants. Je n'ai jamais rien lu de tel et j'ai vraiment aimé ça. Plus je progressais et plus il fallait que je connaisse la suite ! J'ai lu ce livre d'une traite (si on ne compte pas les quelques interruptions du quotidien).
Les rebondissements sont nombreux, arrivent tôt dans le roman, et sont plutôt surprenants. En revanche certaines fins sont cousues de fil blanc, d'autres sonnent simplement justes, d'autres encore sont floues ou alors carrément étonnantes. Il y en a pour tous les goûts et je pense que tout le monde s'accordera sur le point qu'on passe un vrai bon moment de lecture.

mardi 20 mars 2018

Tous nos jours parfaits - Jennifer Niven

Aujourd'hui dans la tête de Kate, on parcourt l'Indiana en compagnie de Violet et de Finch

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Résumé:
Quand Violet et Finch se rencontrent, ils sont au bord du vide, en haut de la tour du lycée, décidés à en finir avec la vie. Finch est la «bête curieuse» de l'école. Il oscille entre les périodes d'accablement, dominées par des idées morbides et les phases «d'éveil» où il déborde d'énergie. De son côté, Violet avait tout pour elle. Mais, neuf mois plus tôt, sa sœur adorée est morte dans un accident de voiture. La survivante a perdu pied, s'est isolée et s'est laissé submerger par la culpabilité. Pour Violet et Finch, c'est le début d'une histoire d'amour bouleversante : l'histoire d'une fille qui réapprend à vivre avec un garçon qui veut mourir.

Mon avis: 
Violet n'aura partagé que trois mois avec Finch, mais cela suffira pour la changer à vie.
Violet réapprend à vivre après le décès accidentel de sa soeur aînée survenu quelques mois plus tôt. C'est le mystérieux et étrange Finch, aux facettes multiples, qui se donnera pour mission de faire aimer la vie à Violet, tandis que lui, lutte depuis longtemps contre ses idées noires.

Ensemble ils ne feront qu'un et s'aimeront sincèrement et profondément. Mais l'amour de Violet sera-t-il assez fort face aux tourments de Finch ?
Dans ce livre on se balade au coeur de l'Indiana à travers des lieux insolites avec pour guides deux jeunes gens particulièrement attachants et cultivés, passionnés d'écriture, aux caractères souvent espiègles mais aussi parfois très sombres.
Deux âmes torturées destinées à se rencontrer, à s'aimer, à se confier, pour vivre des jours parfaits.

J'ai bien aimé ce roman, au ton à la fois sérieux et grave, enjoué et léger.
Cette histoire bien que fictive, fait écho à une réalité trop présente parmi les adolescents et bon nombre d'adultes.
Contrairement à Jennifer Niven, je ne suis pas documentée sur les troubles dépressifs, mais j'ai connu de près la dépression. Là où certains s'en remettent heureusement, d'autres périssent engloutis par leur noirceur.
Les proches qui restent sont alors des survivants qui doivent surmonter leurs sentiments d'impuissance et de culpabilité, émotions violentes inévitables.
Ce roman est destiné aux jeunes dès 14 ans, mais son sujet est universel.
Il invite à profiter de l'instant présent, certes, mais encourage à se projeter plus loin, à se fixer des objectifs, pour profiter pleinement de la vie.

samedi 17 mars 2018

Des visages et des morts - Mickaël Koudero

Aujourd'hui dans la tête de Kate, nous faisons face à une série de tueurs.


Résumé:
Le froid de novembre. La neige et l'horreur. En France, à Lyon, un homme est assassiné dans une église. Son dos a été tailladé, sa langue, coupée. À sept cents kilomètres de distance, sa fiancée est retrouvée pendue à un arbre. Un meurtre maquillé en suicide. Très vite, le sang se répand jusqu'en Belgique. Dans un asile abandonné, on découvre le cadavre d'une femme entièrement nue, le visage arraché. Une folie sans nom. Les meurtres s'enchaînent, et tous portent la signature d'un tueur en série libéré un an plus tôt, le Borgne. L'homme aurait-il repris du service ? Difficile à croire vu son âge avancé et son état de santé. Non, la réalité est bien plus noire. Laura, Milan et Adami, des policiers venus de tous horizons, vont rapidement le comprendre. « Nous ne sommes pas face à un tueur en série, mais à une série de tueurs. » Et ceux-ci se sont réunis en force, décidés à marquer les mémoires de leurs crimes pour entrer dans la postérité.


Mon avis:
Je remercie tout d'abord Babelio, l'opération Masse Critique, et les éditions de Mortagne de m'avoir adressé ce thriller génial de Mickaël Koudero.
Dès mes premiers mots vous comprenez que j'ai passé un excellent moment de lecture ! Et pour cause !
Aucun temps mort, un rythme effréné, une intrigue qui tient la route,bref, un thriller efficace qui se dévore. 
Il n'y a pas de longues descriptions ennuyeuses, et les personnages sont approfondis juste ce qu'il faut pour qu'on cerne en eux l'essentiel et qu'on ait plaisir à les suivre. 
Les émotions sont fortes et font s'emballer notre palpitant. 
L'enquête remue nos neurones et balade nos réflexions jusqu'à nous perdre. 
Les meurtres sont atroces mais la plume de l'auteur n'est pas gore. 
Les indices sont distillés avec intelligence pour nous mener à une fin parfaite. 
J'ai vraiment adoré ce roman ! Bravo et merci Mickaël Koudero.

lundi 5 février 2018

Dollhouse : le carrousel éternel - Anya Allyn

Aujourd'hui dans la tête de Kate, on grimpe à bord d'un carrousel et on boit du thé avec d'étranges poupées.



Résumé:
Un manoir abandonné au fond d une forêt. Une maison de poupée remplie de jouets à taille humaine. Et des filles qui se font enlever... Quand sa meilleure amie Aisha disparaît lors d'une sortie scolaire, Cassie décide de partir à sa recherche, aidée d'Ethan, le petit ami d'Aisha, et de Lacey, leur camarade. À leur tour, les trois adolescents se retrouvent rapidement pris au piège d'un cauchemar surréaliste. Enfermée dans la Maison de Poupées, forcée de se comporter comme un jouet, Cassie doit percer les secrets de cette étrange prison et tenter de s'échapper de ce lieu horrifique avant qu'il ne soit trop tard...


Mon avis:
Ne sachant pas vraiment par quel bout m'y prendre, je vais commencer par des généralités.
Le livre se lit très vite car un suspense est maintenu tout du long. Les chapitres sont plutôt courts, ce qui rythme bien l'histoire.
L'aventure est racontée à la première personne par Cassie. Les mots sont simples, le vocabulaire assez pauvre (excepté le mot "erratique" qui semble beaucoup plaire à la traductrice), sans fioritures, mais l'emploi systématique du passé simple et de l'imparfait dans la bouche d'une ado m'a perturbé.
 Aucun ado, et très peu d'adultes, racontent une anecdote en employant ces temps. Cela faisait vraiment bizarre et perdait un peu en fluidité.
Les personnages principaux Cassie, Ethan, Lacey et Aisha ont un âge incertain. De part leur attitude j'ai longtemps imaginé des gamins de 12-13 ans, mais à l'évocation brève d'une scène de sexe, j'espère m'être trompée.

Concernant le récit lui-même, on ne  peut s'empêcher de penser à ça de Stephen King. En effet, il y a une ambiance malsaine, une vieille demeure inquiétante, des enfants intrépides, une grotte, une ombre maléfique, des jouets très anciens, des carrousels, des articles de cirque, etc ... (J'ai failli abandonner ma lecture dès que j'ai constaté ces similitudes ...)

L'histoire reste floue pendant très longtemps. On est aussi paumé que les gamins. On se pose plein de questions. Le cerveau travaille à toute vitesse pour tenter de comprendre le Comment, le pourquoi, et le Qui.
On ne s'ennuie pas vraiment en lisant ce livre, contrairement aux poupées et invités qui ont des journées particulièrement pénibles où les distractions se limitent à dormir, lire, danser et dessiner.
De nombreux ingrédients sont mélangés pour plonger le lecteur dans une "horreur" qui va crescendo. Il y a des passages secrets, de curieux adultes au comportement loufoque et effrayant, des cauchemars éveillé, une odeur putride d'humidité et de moisissure, des "poupées" dociles au maquillage outrancier, une Jessamine autoritaire aux origines suspectes, une curieuse horloge astronomique ...

Puis le surnaturel prend toute la place pour engloutir définitivement les personnages et les pauvres lecteurs apeurés que nous sommes devenus au fur et à mesure.
On manque d'air, on suffoque, on désespère, on panique, on tente de crier mais aucun son ne s'échappe.
La fin apporte de nombreux éclaircissements mais laisse en suspens pas mal de questions. Au moins une suite est annoncée dans les dernières lignes mais je ne la lirai pas. J'espère cependant qu'elle comblera toutes les attentes des fans de Cassie, qui je n'en doute pas, doivent être légion.

En conclusion, ce roman est une jolie découverte finalement assez originale, que je recommande aux adolescents qui aiment frissonner et résoudre des énigmes.


lundi 29 janvier 2018

Transférés - Kate Blair

Aujourd'hui dans la tête de Kate, si on a la chance d'avoir un comportement particulièrement exemplaire, on peut transférer ses maladies, dès le simple rhume, aux criminels. 


Résumé:
Dans un futur proche, l’humanité a trouvé le moyen de soigner toutes les maladies : les transférer aux criminels, dont la quasi-totalité vient des ghettos, maintenus au ban d’une société qui touche à la perfection.
C’est dans ce monde qu’est née Talia Hale. À 16 ans, elle est la fille chérie d’un politique qui se voit déjà Premier ministre d’Angleterre. Atteinte d’un simple rhume, au plus grand dégoût de son entourage, elle doit subir son premier transfert. Mais à l’hôpital, Talia sauve une petite fille d’une agression. Une petite fille qui vit seule avec son grand frère, Galien, dans les ghettos.
Grâce à Galien, Talia découvre l’envers du décor et l’horreur d’un système où seuls les plus riches ont le droit à la santé.
Pour changer une société où la frontière entre bien et mal est plus floue que jamais, Talia devra briser le cocon doré dans lequel elle a grandi et combattre tout ce en quoi elle a toujours cru… y compris son propre père.

Mon avis:
Une dystopie clairement destinée à un public jeune car les mots employés sont simples, les descriptions peu détaillées, les personnages facile à cerner, le livre court, mais malgré tout ce livre est agréable à lire pour un adulte.
L'histoire est très originale et sa narration est rythmée. Ce petit roman se lit particulièrement vite. On peut sans effort s'attacher à Talia notre héroïne au grand coeur, ainsi qu'à Galien et sa petite soeur Tig. Il y a du suspense, de l'action, un scandale politique à faire éclater, un système à dénoncer, de la romance, mais aussi de la douleur et de la tristesse, de la trahison et de la manipulation.
Avec autant de bons ingrédients Kate Blair propose aux adolescents un livre palpitant dont on mourrait d'envie de connaître la suite.

vendredi 26 janvier 2018

Nous rêvions juste de liberté - Henri Lœvenbruck

Aujourd'hui dans la tête de Kate, on avale des kilomètres d'asphalte en compagnie de Bohem et des Spitfires.


Résumé:
«Nous avions à peine vingt ans et nous rêvions juste de liberté.» Ce rêve, la bande d'Hugo va l'exaucer en fuyant la petite ville de Providence pour traverser le pays à moto. Ensemble, ils vont former un clan où l'indépendance et l'amitié règnent en maîtres. Ensemble ils vont, pour le meilleur et pour le pire, découvrir que la liberté se paie cher.

Mon avis:
Je dois faire partie des 1%. Non pas les fameux motards criminalisés, mais plutôt les lecteurs déçus de ce roman.
Je n'ai pas aimé ce livre, et je n'ai pas honte de le dire. Je me suis même forcée à le finir, et d'ailleurs j'ai mis un temps fou car j'étais bien incapable d'en lire plus que quelques pages chaque soir.

Pour commencer, le phrasé du personnage central, Hugo, m'a longtemps horripilée. Je comprends tout à fait le pourquoi, étant donné que Hugo est une sorte de "bouseux" mal éduqué et paumé, mais quand même, faut bien avouer que ça a compliqué grandement ma lecture pendant un certain temps car mon cerveau formaté au français "correct" ne pouvait s'empêcher de rajouter des négations et des virgules.

Ensuite j'ai affronté la première partie . Longue, molle, et sans grand intérêt pour moi. Elle raconte la naissance de la bande et des liens qui les unissent, et comme je préfère les expositions courtes et efficaces, je me suis bien ennuyée.

La deuxième partie, centrée sur le roadtrip, ne m'a guère plus emballée. Il ne se passe rien d'exceptionnel pendant les 3/4. De menus larcins, des bagarres et de la drogue, du sexe, ce n'était pas particulièrement original pour moi, et j'ai encore baillé à de nombreuses reprises.
J'ai tenu bon malgré tout car je déteste abandonner un livre, d'autant plus que celui-ci je l'ai suggéré en lecture commune.
Je me suis donc encouragée à avaler la troisième partie du livre le plus vite possible en donnant un bon coup de kick.
Je me suis ainsi fait violence, m'embourbant plus profondément à chaque page, et heureusement, car je n'ai pas regretté la chute. Dégueulasse, choquante, percutante, mais avec une belle note finale.

dimanche 14 janvier 2018

Criminal loft - Armelle Carbonel

Aujourd'hui dans la tête de Kate, on participe à un show de télé-réalité dont les candidats ont tous été choisis dans le couloir de la mort.


Résumé:
Sanatorium de Waverly Hills. Six hommes et deux femmes, reconnus coupables par la justice américaine et enfermés dans le couloir de la mort. Huit candidats sélectionnés pour participer au reality show le plus brûlant qui ait jamais existé. Chacun d'eux devra vous convaincre qu'il mérite de vivre.

Mon avis:
Cette fiction se lit très vite, le rythme est maintenu du début à la fin, il n'y a pas de temps mort.
Bien que loin derrière le manipulateur Oeil de Cane de Patrick Bauwen, ou le génial Puzzle de Franck Thilliez, ce livre n'en demeure pas moins intéressant.
Les personnages sont intrigants, et chaque histoire qu'ils dissimulent est délicieusement atroce, digne des plus affreux faits-divers.
Les flash-back sordides de John T sont suffisamment horribles pour nous rappeler de ne pas oublier quel genre d'homme il est.
Mais alors quand les apparitions fantomatiques débutent, ainsi que les morts violentes de certains candidats, on a encore plus envie de découvrir les secrets de Criminal loft et de son concepteur.
Qui est l'Ombre ? Pourquoi fait-elle ça ? Jusqu'où ira-t-elle ?
Les révélations finales ne sont pas à la hauteur de ce que j'attendais, mais j'ai malgré tout passé un très bon moment de lecture.

vendredi 5 janvier 2018

Le corps exquis - Poppy Z. Brite

Aujourd'hui dans la tête de Kate, j'ai partagé un repas particulier en compagnie d'amis gays ... Vous allez comprendre en lisant la suite.


Résumé:
Perversion des âmes et poésie du macabre au service d'une des fictions les plus noires jamais publiées sur les serial killers : sans concession, choquante, répulsive. Un roman fascinant et extrémiste. Un livre violent dont aucun lecteur ne sortira indemne.

Mon avis: Quand j'indiquais dernièrement à mon entourage le nom de ma lecture du moment, je devais m'y reprendre à deux fois car j'avais tout le temps envie de dire "Cadavre exquis". Ce problème de mémoire n'en est pas vraiment un puisque de cadavres, ce livre en parle beaucoup.
Et il ne m'apparaît pas exquis mais bien dégoûtant, visqueux et puant, tandis que pour d'autres, comme nos chers protagonistes Jay et Andrew, un cadavre refoule des miasmes enivrants et offre une chair tendre et savoureuse.
Bref, avant d'entrer dans les détails de mes sentiments au fil de ma lecture, je voudrais parler basiquement de la structure du roman et du déroulement de l'histoire.

J'ai adoré découvrir Andrew en prison puis son évasion astucieuse et sanglante. J'avais hâte de le voir massacrer de nouvelles victimes de l'autre côté de l'Atlantique, mais il a fallu attendre plus de la moitié du livre pour le revoir. Ce fut pour moi une très grosse déception, car j'attendais une sorte de biographie de ce serial killer fictif, suivie d'une renaissance meurtrière tambour battant, mais il n'en fut rien.
En attendant de revoir Andrew, je découvre Jay, autre serial killer, nécrophile et cannibale. Il torture et découpe un drogué paumé nommé Fido, et craque pour un certain Tran, avant de rencontrer l'amour de sa vie (c'est lui qui le dit) en la personne d'Andrew.
Mais avant de lire jusqu'où leur relation aussi soudaine qu'incroyable va les mener, on subit l'histoire sans grand intérêt de Tran et de Luke, amants maudits et drogués, l'un mourant à petit feu du VIH, l'autre vivant avec le spectre d'une mort inéluctable au dessus de la tête.
Les parties de sexe sont crues, bien détaillées, presque douloureuses pour le lecteur, bien que les amants semblent apprécier.
Dans toute cette première moitié du roman, on évoque les ravages du Sida en termes d'exclusion sociale, de soins médicaux exorbitants, de morts lentes et douloureuses. L'action se passe au début des années 90, quand on imagine encore qu'une poignée de main ou la salive peuvent vous contaminer. Les gays sont bien sûr la cible principale. Cela m'a fait penser au magnifique film Philadelphia, mais la ressemblance s'arrête là.

Concernant mes sentiments, contrairement à d'autres lecteurs je n'ai pas eu les boyaux retournés en lisant ce livre. Je pense avoir un switch dans la tête qui me permet de me mettre en mode fiction ou en mode réalité. (J'ai été bien plus choquée par exemple par les actes de Gerard Schaeffer racontés par Stéphane Bourgouin).
Bien sûr qu'on "sent" les effluves qui se dégagent des corps fraîchement tranchés et qu'on "entend" les os craquer, mais on est autant "secoué" par les sodomies à répétitions.
Je ne suis donc pas certaine que le sang, la chair fraîche et la putréfaction soient vraiment ce qui dérange le plus les lecteurs...
Pour finir, comme on n'entre pas franchement dans l'esprit d'un serial killer, qu'on ne nous donne pas clairement d'explications ou d'antécédents, que la psychologie est quasi inexistante, je ne comprends pas bien le but de ce livre et ce qu'il est censé m'apporter.
En résumé c'est l'histoire de deux serial killers gays qui oeuvrent chacun de leur côté se croyant presque uniques avant de se rencontrer, de tomber amoureux, et de commettre deux crimes ensemble. Mouais ... passionnant ...