mardi 30 janvier 2024

Il était deux fois - Franck Thilliez

 Aujourd'hui dans la tête de Kate, on plonge dans l'un des pires cauchemars d'un parent : perdre son enfant sans savoir ce qu'il est advenu de lui.


Résumé :
En 2008, Julie, dix-sept ans, disparaît en ne laissant comme trace que son vélo posé contre un arbre. Le drame agite Sagas, petite ville au coeur des montagnes, et percute de plein fouet le père de la jeune fille, le lieutenant de gendarmerie Gabriel Moscato. Ce dernier se lance alors dans une enquête aussi désespérée qu'effrénée.
Jusqu'à ce jour où ses pas le mènent à l'hôtel de la Falaise... Là, le propriétaire lui donne accès à son registre et lui propose de le consulter dans la chambre 29, au deuxième étage. Mais exténué par un mois de vaines recherches, il finit par s'endormir avant d'être brusquement réveillé en pleine nuit par des impacts sourds contre sa fenêtre...
Dehors, il pleut des oiseaux morts. Et cette scène a d'autant moins de sens que Gabriel se trouve à présent au rez-de-chaussée, dans la chambre 7. Désorienté, il se rend à la réception où il apprend qu'on est en réalité en 2020 et que ça fait plus de douze ans que sa fille a disparu...

Mon avis :
J'ai écouté ce livre deux fois sur la plateforme Audible. À croire que le titre du roman incite réellement à vivre les choses deux fois pour mieux les assimiler ... 
Au fil de ma lecture, je me suis effectivement rappelé le déroulement de l'histoire, avec une vague idée de l'issue, tout en pensant simultanément que je mélangeais certainement plusieurs polars. Mais en fin de compte, c'était bien cela! 
On suit tambour battant une enquête ahurissante et labyrinthique, menée dans les méandres d'esprits humains particulièrement tordus. 
Mais où M. Thilliez est-il allé pêcher une histoire pareille ? 
Quatre grandes révélations à faire vomir vont être balancées à la tête d'un duo de quinquagénaires coriaces mais éprouvés. Quand on croit avoir touché le fond, on découvre pire encore...
J'ai évidemment adoré ce polar sordide, vous l'aurez compris, mais je n'en sors pas indemne, mon historique Google pourra en témoigner, spammé de recherches toutes plus étranges les unes que les autres. 

NB: 2eme volet d'une trilogie, ce roman se lit sans problème indépendamment des autres 

jeudi 11 janvier 2024

Code 93 - Olivier Norek

Aujourd'hui dans la tête de Kate, on commence 2024 avec une relecture palpitante.

Résumé :
Un cadavre, émasculé, qui rouvre les yeux sur la table d'autopsie. Un portable qui se met à sonner dans le corps d'un jeune toxico, mort de brûlures inexplicables. Malgré quinze ans de terrain en Seine-Saint-Denis, Victor Coste, capitaine de police, se prépare au pire.
Et que penser de ces lettres anonymes qui dessinent une première piste : celle d'un mystérieux dossier, le " Code 93 " ?
Une piste qui, des cercles huppés parisiens aux quartiers déshérités, fera franchir à Coste les limites du périphérique, et de la raison...

" Un scénario qui tient en haleine jusqu'à la dernière page. Du grand art de polar. " L'Express

" On ressort bluffé par ce thriller. " Le Figaro (Coup de cœur de l'année)

Prix Saint-Maur en Poche catégorie prix du public - 2015


Mon avis:
Je l'ai lu deux fois, à quelques années d'intervalle, et même si la deuxième fois la mémoire m'est revenue rapidement, j'ai passé un moment particulièrement haletant avec cette lecture addictive au rythme endiablé, et ce, les deux fois.
Olivier Norek connaît son sujet et les flics n'ont apparemment pas beaucoup de secrets pour lui. En même temps, il est lui-même capitaine de police judiciaire, ce qui donne à cette histoire un décor réaliste, des personnages ni surjoués ni clichés, et une trame bien ficelée, très crédible. Comme on dit, il faut écrire sur ce que l'on connaît. 
Le jargon employé, la noirceur de certains individus, l'horreur des scènes de crimes, tous les ingrédients sont là pour un cocktail explosif.
Le mobile quant à lui, est souvent l'argent, le sexe, ou la vengeance. Je vous laisse imaginer ce que ça donne quand il est question des 3 ...

Code 93 a un peu plus de 10 ans et n'a pas pris une ride. J'ai adoré ce livre.

mardi 9 mai 2023

Le vampire du stade Bollaert - Jean-Christophe Macquet

Aujourd'hui dans la tête de Kate, en tant que supportrice de longue date du RC Lens (bien que pas mal d'années supportrice dormante je vous l'avoue), j'ai sauté sur ce livre en l'apercevant à la médiathèque.
Un petit polar, du côté de chez moi, impliquant mon club de foot préféré, je ne pouvais pas l'ignorer.


Résumé:
Lors du match de football Lens-Bordeaux, Maurice Gérard est assassiné dans les toilettes des femmes du stade Bollaert. Le tueur lui a défoncé la boite crânienne, ainsi qu'à deux autres hommes retrouvés nus. Au vu du caractère homosexuel de la relation qu'entretenaient les deux autres victimes, la police suspecte des skinheads d'avoir commis un crime homophobe. Mylène Plantier, gendarme en vacances, est contactée par un exorciste qui tente de la convaincre que les meurtres commis à Lens ont été perpétrés par une entité maléfique. Même si au premier abord elle ne croit pas une seule seconde à cette théorie, l'hypothèse d'un tueur diabolique semble finalement la plus plausible au vu des éléments découverts sur les lieux du triple homicide.

Mon avis:
Je ne m'attendais pas à quelque chose de particulièrement délectant, car je ne suis pas fan des histoires de vampires (à part la série TV Buffy contre les vampires, mais pour ma décharge, j'avais 16 ans à l'époque), mais j'étais curieuse de lire les aventures de ce duo improbable et de voir dans quelle mesure le Racing Club de Lens était impliqué.
L'histoire au final n'est pas exceptionnelle et ne tient pas vraiment en haleine, manquant de profondeur et de détails perspicaces. La fin est même plutôt bâclée. Cela donne l'impression que l'auteur avait une idée assez sommaire de son récit, qu'il a noirci 2/3 des pages en tournant un peu en rond, puis quand il a atteint environ la 200ème page, il a décidé d'en finir, et vite. Dommage. C'était plutôt distrayant. 

Ce qu'il m'a manqué ? des explications ! d'où venait la force de l'assassin ? cette personne est-elle morte ? étant donné qu'il y aurait eu plusieurs victimes, pourquoi l'expression "tueur en série" n'est-elle pas prononcée? où est l'enquête aussi ?car le tout ressemble à une visite touristique de la région d'Arras, Montreuil sur Mer et Lens. Bref, ça ne vaut pas la peine que je m'étende sur le sujet. C'est un polar resté au stade de l'ébauche.

dimanche 7 mai 2023

Le tatoueur d'Auschwitz - Heather Morris

Aujourd'hui dans la tête de Kate, je reviens après une longue absence avec une lecture particulière en hommage aux victimes de la cruauté nazie, et ce, à la veille de la célébration de la capitulation de l'Allemagne le 8 Mai 1945, marquant la fin de la seconde Guerre Mondiale.


Résumé:
L'histoire vraie d'un homme et d'une femme qui ont trouvé l'amour au coeur de l'enfer. Sous un ciel de plomb, des prisonniers défilent à l'entrée du camp d'Auschwitz. Bientôt, ils ne seront plus que des numéros tatoués sur le bras. C'est Lale, un déporté, qui est chargé de cette sinistre tâche. Il travaille le regard rivé au sol pour éviter de voir la douleur dans les yeux de ceux qu'il marque à jamais. Un jour, pourtant, il lève les yeux sur Gita, et la jeune femme devient sa lumière dans ce monde d'une noirceur infinie. Ils savent d'emblée qu'ils sont faits l'un pour l'autre. Dans cette prison où l'on se bat pour un morceau de pain et pour sauver sa vie, il n'y a pas de place pour l'amour. Ils doivent se contenter de minuscules moments de joie, qui leur font oublier le cauchemar du quotidien. Mais Lale fait une promesse à Gita : un jour, ils seront libres et heureux de vivre ensemble.

Mon avis:
Dès le départ nous savons, parce que depuis plus de 75 ans la vérité a éclaté sur la déportation et la solution finale, alors on a envie de crier à Lale: Mais comment fais-tu pour être aussi optimiste et calme ? C'est la mort qui t'attend à l'issue de ce voyage en wagon à bestiaux!

Lale est slovaque. C'est un brave gars de 24 ans, plutôt séducteur et charmeur, polyglotte, très débrouillard et volontaire. Il a aussi le sens du sacrifice et de la famille. C'est ce qui va le mener à Auschwitz. Il espérait ainsi épargner la vie de sa famille…

Très vite il manque de mourir du typhus en Pologne, mais il est sauvé par d'autres détenus. L'un d'eux en particulier, un certain Pépan, le prend sous son aile et lui apprend comment tatouer. Lale n'est pas à l'aise avec cette tâche, mais il a compris de suite qu'il devait tout faire pour survivre à cet enfer.

A ce sujet, j'ai un peu de mal à comprendre pourquoi le Tättowierer avait certains passe-droit et privilèges, car certes sa fonction était unique, mais justement, cela ne dépendait que des nazis pour désigner plusieurs détenus pour tatouer tout le monde plus rapidement ... ça me chiffonne un peu
Bref, un matin Lale se retrouve seul, panique, et demande qu'on lui attribue un assistant car il souhaite à son tour permettre au moins à une personne d'améliorer ses conditions de détention. Ainsi il rencontre Léon et l'initie au funeste tatouage.

Les privilèges de Lale le rendent témoin d'horreur qu'il ne vit pas lui-même. Il a pu ainsi échapper plusieurs fois à une mort qui semblait certaine. Il a aussi pu laisser libre court à son coup de foudre pour Gita, et lui a également permis d'obtenir des conditions de détention moins pénibles.

Je suis heureuse d'avoir découvert qu'à Auschwitz, tout n'était pas que haine et destruction. Il y avait de la solidarité, de la débrouillardise, du courage, de l'amour, et une résilience incroyable.
Un récit poignant et bouleversant, à lire pour ne jamais oublier et ne jamais recommencer.

dimanche 2 mai 2021

Du bruit dans la nuit - Linwood Barclay

Aujourd'hui dans la tête de Kate, après plus d'un an sans une seule critique publiée, je reviens avec mon 4ème roman de Linwood Barclay, offert par Babelio et les Editions Belfond Noir, que je remercie.



Résumé:
Un thriller psychologique empreint de folie et d'humour noir, riche de twists à la Gillian Flynn et d'un suspense si intense que vous n'oserez plus fermer l'œil de la nuit.

Paul Davis n'est que l'ombre de lui-même : huit mois plus tôt, ce professeur de littérature à l'existence sans relief a vu un assassin transporter des cadavres de femmes dans le coffre de sa voiture.
Depuis, Paul subit les assauts d'un violent syndrome de stress post-traumatique. Comment se libérer de cette nuit d'horreur ? Pour l'aider, son épouse l'encourage à coucher sur le papier les pensées qui le rongent et lui offre, pour ce faire, une vieille machine à écrire.
Mais bientôt, aux images cauchemardesques de ses nuits viennent s'ajouter des bruits étranges, le tac tac tac frénétique des touches d'un clavier. Et plus inquiétants encore sont les messages cryptiques, tapés par la machine, que Paul découvre au petit matin.

Somnambulisme ? Machination ? Démence ? À moins que les victimes du tueur ne s'adressent à lui pour réclamer vengeance ? Avec le soutien d'Anna White, sa charmante psychiatre, Paul s'enfonce dans les méandres d'une enquête aux soubresauts meurtriers...

Mon avis:
4ème roman de Linwood Barclay, et déjà ma deuxième déception ... 

Je suis bien incapable d'écrire un livre, alors on peut dire que noircir des pages et des pages est une prouesse, mais quand même, est-ce que ça compte quand on tourne en rond ?

Jusqu'à plus de la moitié du roman, au chapitre 41, il ne se passe rien de plus qui ne soit déjà raconté dans le résumé de la 4ème de couverture. Et encore, ce n'est pas non plus un rebondissement de folie.

Le premier vrai twist inattendu arrive seulement au chapitre 45, à 100 pages de la fin, et une fois passé l'étonnement, cela m'a conduit à une issue des plus prévisibles.

En ce qui concerne les personnages, je trouve qu'ils manquent d'approfondissement.

J'aurai aimé par exemple en apprendre davantage sur Hoffman et sa vie, ses aventures, son fils, son mariage, son boulot ... Il est quand même question d'un type qui s'est fait prendre en flag avec deux cadavres de femmes dans le coffre de sa voiture ! Ensuite il y a Gavin Hitchens. Il aurait pu être intéressant de creuser les passe-temps de ce sociopathe, et lui donner un rôle un peu plus actif dans l'histoire, pour noyer le poisson, nous envoyer sur une fausse piste plus de cinq minutes.

Pour les autres, notamment le duo Paul Davis/Anna White, je n'ai éprouvé ni sympathie ni empathie à leur égard.

Vous l'aurez compris, je n'ai pas passé un moment palpitant. Je suis même choquée de la comparaison avec les twists de Gillian Flynn. Je cherche encore également l'humour noir et le suspense intense annoncés sur la couverture.

jeudi 14 novembre 2019

L'hôtel - Yana Vagner

Aujourd'hui dans la tête de Kate, le printemps artificiel créé par ma lampe de salon me sauve enfin de la glace paralysante de ce roman catastrophique dans laquelle j'étais coincée depuis plusieurs semaines.


Résumé:
Dans la neige, une femme tente de regagner le chalet où elle voit ses amis boire et discuter tranquillement. A deux doigts de la porte salvatrice, elle trébuche et se fait poignarder. Ce n'est que le début d'un huis-clos angoissant dans un "Hôtel" situé en altitude et accessible en seul téléphérique. Neuf Russes - quatre hommes, cinq femmes - membres d'une équipe de tournage s'y sont retrouvés pour un séjour d'une semaine. L'endroit est pourvu de nourriture et de bois de chauffage en quantité. Mais les portables n'y captent pas de réseau. Et bientôt une tempête de glace coupe l'électricité. La découverte du cadavre provoque un choc parmi les personnages, surtout quand ils comprennent que le meurtrier se trouve parmi eux.

Mon avis:
Ce livre est pénible, long, épuisant et sans aucun intérêt. 
Tous les personnages sont tellement antipathiques que pour apprécier ce roman il m'aurait fallu une tournure à la "10 petits nègres", mais ce n'est jamais arrivé.
Tous grossiers, imbibés d'alcool du matin au soir si bien qu'on perd autant qu'eux la notion du temps, violents, hypocrites, menteurs, et arrivistes. 

Un bel établissement perdu au sommet d'une montagne, en plein hiver, offrait pourtant un cadre idéal à ce huis-clos dont le résumé était prometteur.
Les premières pages qui relatent le meurtre de Sonia étaient également engageantes. 
Mais l'attrait s'arrête malheureusement là. Le livre traîne en longueur, détaillant les vies des personnages jusqu'à leur enfance, au lieu de se concentrer uniquement sur les liens qui les unissent. 

Les trop nombreux passages en italique relatant les pensées ennuyeuses des protagonistes ont au moins eu le mérite d'être facilement sautés, car oui j'ai fini par lire en diagonale afin d'identifier le tueur au plus vite et de laisser ce roman détestable loin derrière moi. 

J'ai perdu un temps précieux et je le regrette amèrement. Il est très rare que je fasse une critique aussi acerbe car je garde toujours à l'esprit qu'écrire un livre n'est pas à la portée de tout le monde, mais le manuscrit de cette bûche aurait dû atterrir dans l'âtre brûlant d'une cheminée.

dimanche 27 octobre 2019

La nuit du manuscrit - Jacqueline Calembert

Aujourd'hui dans la tête de Kate, une rencontre fortuite une nuit de tempête lie deux étrangers en influençant leur destinée.


Résumé:
Que contenait le manuscrit écrit par son père ? Simon l'avait lu rapidement à son décès avant de le cacher derrière une armoire et de l'oublier. Pourquoi resurgit-il en cette nuit de tempête où Simon et Michèle se rencontrent par hasard ? Dans un vieux kiosque qui domine la rivière déchaînée commence une étrange veillée...

Mon avis:La lecture de ce livre m'a été confiée par les Éditions Murmure des soirs, suite à une Masse Critique. le résumé était aussi mystérieux que le titre, je ne savais pas à quoi m'attendre, mais je me suis sentie attirée.
À la réception, quelle fut ma surprise en découvrant que tout allait se jouer sur seulement 110 pages ... J'ai laissé le mois s'écouler, puis ce soir j'ai enfin entrepris ma lecture.
Je ne sais pas comment procéder pour vous raconter l'histoire tout en gardant ce mystère qui m'a enveloppée, alors je ne parlerai que de mes émotions et ressenti.
La nuit du manuscrit m'a bouleversée le temps d'une soirée, mais son message universel d'amour et de bonté restera dans ma tête bien plus longtemps.
À chaque époque l'être humain est témoin, victime, ou acteur d'atrocités. L'ouverture aux autres reste la seule manière de vivre sereinement.
L'entraide qui peut naître entre deux parfaits étrangers suite à un événement tragique devrait être offerte à chaque fois que l'occasion se présente, quelle que soit la situation.
Cette nouvelle (pardon si le terme n'est pas approprié) est un hymne à la bonté et à la joie qui vous poussera à une introspection dont le but est certainement d'être une meilleure personne pour faire un monde meilleur, loin de la haine et de la barbarie.
Merci à Babelio, aux éditions Murmure des soirs, et un grand merci à Mme Calembert.

samedi 5 octobre 2019

La maison des damnés - Richard Matheson

Aujourd'hui dans la tête de Kate, j'ai affronté des fantômes pervers et je m'en suis sortie en rigolant.


Résumé:
Passer une semaine dans une maison réputée hantée depuis trente ans: telle est la mission confiée au dr Barrett et à une équipe de spirites par un milliardaire mourant, qui veut savoir si son âme lui survivra. Mission que le parapsychologue s'empresse d'accepter, espérant bien ainsi triompher des " maléfices " et vérifier ses théories scientifiques sur l'existence d'une vie après la mort. Arrivés sur place, les investigateurs se rendent vite compte que le lieu est à la hauteur de sa réputation : résonnant des crimes et des orgies qu'elle a accueillis par le passé, la maison Belasco semble les attendre. Prête à posséder les audacieux qui oseront pénétrer en son sein...

Mon avis:
Je n'ai pas réussi à me plonger dans les années 70 où apparemment un poltergeist n'était effrayant que s'il était lubrique.
J'ai bien ri en réalisant d'où venait l'inspiration de Scary Movie 2, avec l'attaque du chat et la scène de sexe avec un fantôme.
Les personnages manquent cruellement de profondeur. Barrett est condescendant, Édith est frustrée sexuellement, Fischer est d'abord opportuniste avant d'être héroïque et compatissant, et Florence est trop naïve.
Je n'ai pas bien compris au final comment la maison est vaincue, mais il y avait de l'ingéniosité dans la machine de Barrett.
Ce que j'ai aimé dans ce roman c'est l'ambiance lourde, le lieu écrasant, et son histoire effrayante, mais tout ce qui est brodé autour est creux, tellement cliché.

samedi 7 septembre 2019

L'affaire Isobel Vine - Tony Cavanaugh

Aujourd'hui dans la tête de Kate, on dépoussière une vieille affaire de plus de 25 ans, afin d'innocenter un policier en passe de devenir commissaire.


Résumé:
Pour n’importe quel passant, les rues, les places, les jardins de Melbourne possèdent un charme certain. Pour Darian Richards, chacun de ces lieux évoque une planque, un trafic de drogue, un drame, un suicide, un meurtre. Lassé de voir son existence ainsi définie par le crime, et uniquement par le crime, il a décidé, après seize ans à la tête de la brigade des homicides, de passer à autre chose. Une vie solitaire, plus contemplative.
Il accepte néanmoins de sortir de sa retraite par amitié pour le chef de la police qui lui demande de disculper son futur successeur, en proie à des rumeurs relatives à une ancienne affaire : en 1990, après une fête donnée chez elle, on a retrouvé le corps sans vie de la jeune Isobel Vine. Suicide, accident, meurtre ? L’enquête fut d’autant plus délicate que quatre jeunes flics participaient à cette soirée. Elle fut classée sans suite, mais le doute persiste sur ce qui s’est réellement passé.
Reprendre des investigations vingt-cinq ans après les faits n’est jamais une partie de plaisir, surtout quand l’affaire concerne de près la police. Les obstacles ne manquent pas. C’est sans compter sur le caractère obstiné, rebelle et indiscipliné de Darian Richards et sur sa fâcheuse habitude à porter davantage d’attention et de respect aux morts qu’aux vivants. L’enquête rythmée de nombreux rebondissements va peu à peu l’amener aux frontières du bien et du mal, de la vérité et du mensonge, et Richards y perdra peut-être ses dernières illusions.

Mon avis:
A l'époque, l'enquête a été bâclée. Isobel, jeune lycéenne, est retrouvée morte à son domicile, pendue à la porte de sa chambre par une cravate. Les premières impressions seront les dernières retenues, à savoir qu'un jeu sexuel a certainement mal tourné, ou encore qu'Isobel s'est suicidée, et les conclusions du légiste resteront évasives.

25 ans plus tard, le commissaire Copeland Walsh, proche de la retraite et souhaitant que Nick Racine lui succède, sollicite l'aide du chevronné Darian Richards pour innocenter son poulain dans cette affaire. Au moment du décès d'Isobel, des rumeurs courraient sur l'implication de quatre jeunes policiers, dont le fameux Racine, proches d'un certain Dominic Stone, homme plein aux as et influent, également petit trafiquant de drogue qui aurait corrompu ces policiers débutants afin de s'en servir comme hommes de main.
Isobel quant à elle, a servi de mule à son insu, à la demande de son professeur dont elle était amoureuse, et pour le compte de Stone. Elle s'est fait pincée à l'aéroport, et à partir de ce moment elle s'est retrouvé harcelée par les fédéraux d'un côté, et les hommes de main de Stone de l'autre.
Le soir de son décès, elle a été en contact avec tous les protagonistes, alors qui est l'assassin ? Quel est le mobile du tueur ?

Cette enquête est devenue réellement intéressante uniquement dans le dernier quart du livre, que j'ai dévoré. Avant cela c'était très franchement un récit plutôt plat et sans surprise, une histoire plutôt banale et cousue de fil blanc, presque ennuyeuse.
Je ne garderai pas un souvenir impérissable de cette lecture et ne la recommande pas spécialement, bien que la révélation de l'assassin fut aussi étonnante que sa chute.

jeudi 22 août 2019

Blackwood, le pensionnat de nulle part - Lois Duncan

Aujourd'hui dans la tête de Kate, quatre adolescentes, uniques pensionnaires de l'étrange manoir Blackwood, se découvrent des talents aussi soudains qu'inespérés.


Résumé:
A l’instant où elle pose les yeux sur l’imposant manoir gothique de Blackwood, le pensionnat où elle va passer l’année, un sentiment d’angoisse s’empare de Kit. Comme si un vent glacé traversait son cœur à chaque pas effectué vers la porte. Comme s’il y avait quelque chose de maléfique à l’intérieur des murs du pensionnat, perdu au milieu de nulle part. Lorsque d’étranges phénomènes viennent perturber son quotidien et que les trois autres pensionnaires se mettent à développer des talents artistiques incroyables, le malaise de Kit ne fait que s’intensifier. Hantée par une mélodie de piano, elle devient somnambule et aperçoit d’étranges silhouettes dans les couloirs sombres. Bien décidée à mener l’enquête, Kit découvrira que certains secrets feraient mieux de rester enfouis… car ils dépassent tout ce que la raison peut appréhender.

Mon avis:
J'avais ce livre dans ma PAL depuis un bon moment, puis j'ai découvert qu'un film avait été réalisé, alors après une brève hésitation, je me suis dit qu'un visionnage serait plus rapide qu'une lecture et me permettrait de me faire une idée de l'histoire, dans un premier temps. Le film fut une petite déception, mais j'ai bien aimé l'ambiance oppressante et malfaisante du pensionnat. Etant convaincue que le livre raconterait mieux cette histoire, je l'ai commencé dans la foulée, enthousiaste.

L'ambiance est là, même si les élèves n'ont pas été envoyées au pensionnat de la même manière. Dans le livre, elles ont été sélectionnées après avoir passé une batterie de tests. A part une jeune fille qui semble être jolie mais pas futée, les trois autres semblent plutôt brillantes. Dans le film on a cinq filles, toutes avec des problèmes comportementaux, à qui on présente le pensionnat comme une alternative à la prison, une dernière chance pour se remettre sur le droit chemin.
Ce choix étrange du réalisateur (ou scénariste, ou autre, je m'en moque en fait) n'est absolument pas judicieux et fausse l'image que l'on a des élèves ainsi que l'empathie qu'elles suscitent.

Pour ce qui est de l'histoire globale, elle est racontée à peu près de la même manière dans la version papier et dans la version cinéma.
Les filles se découvrent très vite des talents dans des domaines de compétence aussi éclectiques que curieux: dessin, poésie, piano, et mathématiques. A chacune sa spécialité. La manière des filles d'appréhender ces nouveaux dons est également très différente. L'une est convaincue d'être devenue artiste peintre du jour au lendemain et ne s'en étonne pas, la suivante a conscience que ses écrits ne viennent pas de son imagination, la troisième pense qu'elle fait des rêves très réalistes dans lesquels c'est une pianiste hors pair, et la quatrième est grisée par les formules algébriques complexes qu'elle déchiffre.
Les filles finissent bien évidemment par découvrir l'origine de leur savoir soudain, et enquêtent sur ce que sont devenues les anciennes pensionnaires.
La fin, sans la dévoiler, m'a beaucoup déçue sur un point essentiel: le devenir des quatre jeunes filles et de l'étrange équipe enseignante. Dans le film un autre scénario nous est proposé, plutôt plausible.

Dans l'ensemble ce livre se lit très vite, l'ambiance est pesante et confère une énergie particulière à l'histoire, les personnages sont intrigants, l'histoire est originale et plaisante. Seule la fin est bâclée selon moi. Un épilogue était souhaité.