vendredi 9 juin 2017

Les remords de l'assassin - Laurent Bettoni

Aujourd'hui dans la tête de Kate, je me sens plutôt mal à l'aise à l'issue de ma dernière lecture.


Résumé:
Trois couples à bout de souffle tentent de surmonter leurs difficultés. Karine et Olivier s’empêtrent dans une crise conjugale qui les dévore lentement depuis des années. Patricia et Franck, victimes d’un drame personnel, voient leur vie basculer du jour au lendemain. Aurélie et Philippe, tous deux psychiatres, entretiennent une liaison adultère et ont bien du mal à envisager leur avenir amoureux.
Apparemment étrangers les uns aux autres, tous se croisent pourtant, s’entrechoquent et jouent un rôle crucial dans une affaire criminelle impliquant l’assassinat sauvage de quatre jeunes filles, en cinq semaines, dans le nord de Paris.
Le Parquet en confie alors l’enquête au commandant Vauquier, de la Brigade criminelle, qui se distingue par ses méthodes punitives et radicales.
Dans ce thriller psychologique aux allures de tragédie grecque, et face aux larmes de l’assassin, chacun devra répondre à la question : la maladie mentale est-elle un crime ?

Mon avis:
Quelle épreuve ce livre ! Je me sens vidée à l'issue de cette lecture, et j'ai une furieuse envie d'enchaîner sur un roman Feel good.
Je suis incapable de dire si j'ai aimé ou pas ce livre.
Ce qui est sûr, c'est qu'il m'a dérangée, agacée, énervée, mais aussi étonnée.
Ma critique risque d'être aussi fouillis que l'esprit tortueux et torturé de l'assassin. J'espère que vous parviendrez malgré tout à me suivre.

Le premier chapitre démarre très fort.
Je me suis dit que j'allais assister à quatre crimes particulièrement horribles. Finalement ne sont décrits que deux des quatre assassinats. Dommage ? Ouf ? je ne sais pas.
En tout cas ce premier chapitre annonce la couleur: il sera question de schizophrénie, de violence, et ça m'a dérangée, mise assez mal à l'aise tout de suite.
Je me doutais qu'on allait opposer la vision simpliste des profanes comme moi "la maladie n'excuse rien", "la peine de mort devrait être rétablie", "on ne peut pas soigner des gens comme ça", etc ...à celle professionnelle et scientifique des médecins psychiatres.

Ce qui m'a profondément dérangée aussi, en tant que femme, épouse, et mère, c'est que la morale de l'histoire fait culpabiliser la femme qui n'a pas un physique attrayant, ou qui n'a pas un appétit sexuel débordant. Cette image assez réduite de la femme envoie comme message: "Soyez belles et toujours ravies de faire l'amour car un homme rejeté peut partir en vrille et aller du simple adultère jusqu'à devenir un violeur doublé d'un assassin à cause de vous". Merci.

Ce qui m'a agacée, ensuite, ce sont les nombreuses coquilles présentes. Il manque plein de petits mots comme "de" et "se" et je ne trouve pas ça normal.
Ensuite il y a Satie, dont tout le monde connaît au moins l'air de la Gymnopédie (même sans le savoir).
Comme ça m'a agacée ce monde parallèle où tous les protagonistes écoutent Satie en boucle ! Cela m'a fait penser à Orange Mécanique et à la 9ème symphonie de Beethoven, sauf que Kubrick a été plus subtil selon moi, navrée de le dire.
Je n'ai pas aimé non plus la bisbille entre Aurélie et Raspail (encore un nom qui me fait penser à un autre livre dont l'univers psychiatrique est particulièrement présent: Le silence des agneaux).

J'ai bien aimé en revanche l'évolution du livre et ses révélations. Chaque chapitre de la première partie ayant pour titre un prénom, raconte à divers moments la vie des personnages principaux. Pas évident de se repérer parmi toutes ces dates, mais on comprend de suite que cette manière de faire désordonnée est voulue, sans doute pour nous aider à imaginer l'état d'esprit des schizophrènes.
La deuxième partie enchaîne les révélations et les pièces du puzzle se mettent très vite en place. L'ordre des chapitres est chronologique cette fois.

J'ai bien aimé le profilage de la psychologue, qui a permis d'identifier l'assassin. C'est plein de bon sens, et cette réflexion devrait être commune à chaque enquêteur.

En résumé, je n'ai pas passé un bon moment de lecture, mais je suis contente d'avoir lu ce roman et découvert Monsieur Bettoni. Je remercie d'ailleurs Masse Critique et les éditions Marabout pour leur confiance.

samedi 3 juin 2017

La maison de poupée - M.J. Arlidge

Aujourd'hui dans la tête de Kate, on joue à la poupée avec un psychopathe.


Résumé:
Une jeune femme se réveille, désorientée. Elle n'est pas dans son lit mais dans une cave. Prisonnière d'un simulacre de chambre. La panique monte. Comment a-t-elle atterri là ?Pourquoi ?
Non loin de là, des promeneurs font une découverte macabre : le corps décomposé d'une femme. Sa disparition n'a jamais été signalée : sa famille recevait régulièrement de ses nouvelles via les réseaux sociaux et n'avait donc aucune raison de s'inquiéter. Quel assassin peut être assez pervers pour jouer ainsi avec les proches de ses victimes ?
La détective Helen Grace se lance sur la piste de ce meurtrier redoutable. Un prédateur vicieux et intelligent qui ne recule devant rien. Mais elle doit faire vite. Quelque part, une femme lutte pour sa survie...

Mon avis:
Je découvre Arlidge avec ce petit roman (284 pages), et autant vous dire que je vais certainement lire Am Stram Gram d'ici peu ! 
La maison de poupée est une histoire de séquestration, donc un thriller du genre psychologique.
Ruby n'est pas la première victime, et elle s'en rendra compte bien assez tôt, ce qui la fera passer de la stupeur et l'angoisse à l'effroi total.
Les chapitres sont vraiment très courts, alternant les points de vue du serial killer, des enquêtrices, et de Ruby.
L'enquête est rythmée, menée tambour battant par une Helen Grace aussi brillante qu'imprudente. Les femmes sont d'ailleurs aux commandes dans ce roman, et ce n'est pas pour me déplaire. Elles sont ambitieuses, motivées, volontaires, intrépides, et intelligentes. Parfois épouses, parfois célibataires, parfois mères, bref, des femmes indépendantes et accomplies, combatives.
J'ai beaucoup aimé l'originalité du mode opératoire du serial killer, qui maintient ses victimes en "vie" via Twitter et des sms longtemps après s'être débarrassé des cadavres. Cela fait froid dans le dos. C'est tellement crédible. Ce tueur est très organisé, patient, et particulièrement rusé.
Connaître son enfance m'a d'ailleurs beaucoup plu également, car il a une quête bien réelle bien que perdue d'avance. Une quête plutôt attendrissante en un sens, qui l'humanise malgré ce qu'il inflige à ses victimes. Son mobile tient la route et cela m'a séduit.
Je suis ravie d'avoir découvert cet auteur de suspens, et je n'oublierai pas son nom.

lundi 15 mai 2017

Journal d'une peste - Virginy L. Sam et Marie-Anne Abesdris

Aujourd'hui dans la tête de Kate, j'ai découvert un livre pour ado super drôle, alors fallait que je vous en parle ;-)


Résumé:
Fannette n'a jamais été première de la classe. D'ailleurs, elle déteste les premières de la classe. Elle déteste aussi les mères qui fouillent dans les affaires de leurs filles, l'orthographe, les barbies, les repas de famille le samedi, sortir dans la cour en hiver, ranger sa chambre, etc., etc.
Pour Fannette, rien ne serait plus ennuyeux qu'être comme tout le monde dans un monde parfait. Sa recette pour toujours s'amuser ? Suivre ses envies. Toutes ses envies.
Etre différente et ne rien faire comme tout le monde. Bref, être une parfaite petite peste !
Dans son journal, elle nous livre tous ses secrets, ses trucs et astuces. Et nous invite à rejoindre sa Confrérie des Pestes.

Mon avis:
Réellement écrit comme un journal intime, grâce aux super illustrations de Marie-Anne Abesdris, ce livre est une véritable cure de jouvence, un retour 20 ans en arrière pour ma part.

Maman d'une jeune ado de bientôt 11 ans, j'ai eu souvent l'impression que je m'immisçais dans la vie privée de ma fille, ou peut-être même pire: que je relisais l'un de mes vieux journaux intimes !
Car finalement, même si on devient comme moi une maman contrôlante (parfois tyrannique très certainement), curieuse, relou, etc ... nous oublions que nous avons été de simples ados, et que nous avons fait ou dit souvent pire que nos enfants. C'est bien pour ça d'ailleurs qu'on se transforme en parent sévère ou totalement hippie ! lol

En fait, à chaque génération, un ado reste un ado. Seule la technologie a évolué. 
Je vais tâcher de ne plus jamais oublier les petits détails de mon adolescence pour inspirer et épauler mes enfants, au lieu de les accabler davantage. La vie d'un ado n'est pas si facile, rappelez-vous.

samedi 13 mai 2017

Diabolic - S.J. Kincaid

Aujourd'hui dans la tête de Kate je vous livre ma critique d'un roman de science-fiction vraiment bien écrit:



Résumé:

Un DIABOLIC n'est pas un humain.
Un DIABOLIC est programmé pour être fidèle envers une seule personne.
Un DIABOLIC n'existe que pour protéger son maître. Quitte à donner sa vie. Quitte à en prendre d'autres.

Mon avis:
J'ai adoré ce livre ! et pourtant ce n'était pas gagné car oui j'ai un penchant pour les dystopies, mais pas vraiment pour l'espace inter-galactique, pourtant S.J. Kincaid a su m'embarquer dans son univers sans peine.
J'ai tardé à débuter ma lecture, pour raison personnelle, mais une fois l'aventure commencée, je n'ai pas lâché mon exemplaire avant d'atteindre la dernière page ! C'est rythmé, les chapitres sont courts comme je les aime, il y a plein de rebondissements, j'ai plusieurs fois fait un "oh !" étonné, et je crevais d'envie de connaître la suite. Pour reprendre un terme à la mode que je trouve pourtant idiot, c'est un véritable Page turner !
J'ai eu un peu de mal à me repérer dans l'espace et parmi la hiérarchie des personnages, mais l'auteure distille intelligemment toutes les informations dont on a besoin pour avoir une vue d'ensemble plutôt bonne. Némésis est un personnage fascinant, à l'évolution spirituelle rapide et impressionnante. Tyrus est plein de surprises. Avec Diabolic il est question de pouvoir, de confiance, d'amour, d'amitié, de trahison et d'alliance. C'était génial ! Merci à Babelio pour leur confiance, ainsi qu'aux éditions Bayard. Vivement la suite !

dimanche 23 avril 2017

L'interprétation des meurtres - Jed Rubenfeld

Aujourd'hui dans la tête de Kate, j'entre dans celle de Nora Acton. Lisez la suite pour comprendre.


Résumé:
1909. Freud, accompagné de Ferenczi et Jung, ses disciples, débarque dans l'effervescente New York. Venu donner une série de conférences, il est accueilli par Younger, jeune médecin qui lui fait découvrir la ville en pleine construction, les bas-fonds de Chinatown et les hôtels particuliers de Gramercy Park. Une visite d'autant plus mémorable que le psychanalyste viennois prend part à une enquête surprenante : le cadavre d'une jeune fille torturée et étranglée vient d'être retrouvé. Nora Acton, autre victime du même agresseur, a miraculeusement survécu mais est frappée d'amnésie et de mutisme. Dans l'ombre de Younger chargé de la soigner, Freud va habilement s'immiscer dans l'esprit de Nora, explorer son inconscient et de nouveaux champs d'application : l'interprétation des meurtres...

Mon avis:
J'ai adoré cette lecture ! Même si je dois avouer que le dénouement fut un peu compliqué.
En fait c'est l'enchaînement de toutes les révélations sans aucun temps mort qui m'a paumée pendant quelques minutes. J'ai dû relire quelques passages pour saisir convenablement les chronologies de certains faits et les mobiles pas toujours très clairs de certains protagonistes.
Mais ce n'est pas car l'histoire est mal écrite. C'est tout simplement car elle est plus complexe qu'elle peut paraître au début.
Aussi, j'ai appris des choses fort intéressantes sur Freud et la psychanalyse.
Ce n'est pas vraiment le propos mais je tiens à dire ici et maintenant que je ne partage pas toutes ses théories, loin de là. Par exemple, tous les comportements adultes ne trouvent pas leurs origines dans l'enfance. La plupart des problèmes des gens n'ont aucun rapport avec leur mère ou leur sexualité. Mais généraliser le complexe d'Oedipe demeure pour moi une des plus grosses idioties de Freud ...

Ceci étant dit, j'ai appris d'autres trucs très instructifs, notamment sur la construction des ponts de New York, et l'usage des caissons, dont l'invention revient à un Français nommé Triger, au XIX ème siècle.
Ce roman m'a donné envie de lire un autre livre, un thriller qui se déroule à la même époque à New York: L'aliéniste, de Caleb Carr. Je vais peut-être aussi tenter un ouvrage de Freud ... ou pas

lundi 10 avril 2017

Parce que je t'aime - Guillaume Musso

Aujourd'hui dans la tête de Kate, sur conseil d'une amie, je découvre mon premier roman de Guillaume Musso.


Résumé:
Layla, une petite fille de cinq ans, disparaît dans un centre commercial de Los Angeles. Ses parents, brisés, finissent par se séparer. Cinq ans plus tard, elle est retrouvée à l'endroit exact où on avait perdu sa trace. Elle est vivante, mais reste plongée dans un étrange mutisme. À la joie des retrouvailles, succèdent alors les interrogations. Où était Layla pendant cette période? Avec qui ? Et surtout pourquoi est-elle revenue ?

Mon avis:
C'est le premier roman de Guillaume Musso que je lis, et j'ai vraiment adoré !

Ce que j'attends d'un bon livre, c'est qu'il me surprenne, qu'il soit imprévisible, et qu'il soit rythmé.
Si en plus par bonheur les références de l'auteur sont les mêmes que les miennes, alors là c'est la cerise sur le gâteau !
Parce que je t'aime et Guillaume Musso rassemblent ainsi tous mes critères. 

Je suis également séduite par la manière d'aborder aussi intelligemment le deuil, l'acceptation, et le pardon. Cela reste le message principal de ce livre je pense, et j'y suis très sensible.

J'ai passé un excellent moment de lecture.

samedi 8 avril 2017

La fille du train - Paula Hawkins

Aujourd'hui dans la tête de Kate, j'ai découvert Rachel, Megan, et Anna. Trois femmes aux destins étroitement liés.


Résumé:
Depuis la banlieue où elle habite, Rachel prend le train deux fois par jour pour aller et revenir de Londres. Chaque jour elle est assise à la même place et chaque jour elle observe une jolie maison. Cette maison, elle la connaît par cœur, elle a même donné un nom à ses occupants qu'elle aperçoit derrière la vitre : Jason et Jess. Un couple qu'elle imagine parfait, heureux, comme Rachel a pu l'être par le passé avec son mari, avant qu'il ne la trompe, avant qu'il ne la quitte. Mais un matin, elle découvre un autre homme que Jason à la fenêtre. Que se passe-t-il ? Jess tromperait-elle son mari ? Quelques jours plus tard, c'est avec stupeur qu'elle découvre la photo de Jess à la une des journaux. La jeune femme, de son vrai nom Megan Hipwell, a mystérieusement disparu...

Mon avis:
J'ai trouvé le personnage de Rachel particulièrement détestable et celui de Megan à peine mieux pour tout vous dire.
Le premier tiers de l'histoire est pénible comme un trajet en TER un soir de semaine. Il est question de la disparition de Megan et du comportement inadmissible de Rachel l'alcoolique.
A la moitié du roman on évoque enfin un meurtre, et là c'est devenu un peu plus intéressant. Juste un peu. J'ai commencé à dresser ma liste de suspects, quelques révélations plutôt glauques sur les passés de Megan et de Rachel ont su meubler convenablement, mais l'enquête policière est tellement absente que j'ai malgré tout trouvé le temps très très long.
C'est seulement pendant les dernières pages que le train s'est enfin mis en branle, toutes fenêtres ouvertes, le vent fouettant mon visage. Car c'est un TGV qui a traversé le paysage ! Quelle bonne fin ! Au moment où on devine qui est l'assassin, on ne peut qu'être surpris. Pour ma part je n'avais pas soupçonné cette personne jusqu'alors.
Malgré tout, je n'ai pas aimé ce livre et je suis ravie d'en être débarrassée. L'idée de départ était bonne et originale mais la suite était ennuyeuse, l'histoire tournait au ralenti, insipide, sauf pendant les 50 dernières pages.
Selon moi, une fin palpitante ne suffit pas à racheter tout le reste.

jeudi 6 avril 2017

Te laisser partir - Clare Mackintosh

Aujourd'hui dans la tête de Kate, je découvre le premier thriller de Clare Mackintosh, et c'est plutôt une réussite !


Résumé:
Une mère accablée par la mort de son enfant. Un capitaine de police déterminé à lui faire justice, jonglant entre tensions familiales et obligations professionnelles.Une femme fuyant son passé, résolue à construire une nouvelle vie. Ce premier roman magistral écrit par une ex-commandant des forces de police britanniques est un thriller psychologique d'une rare intensité, aux rebondissements à couper le souffle.

Mon avis:
Dès le prologue j'ai eu la gorge nouée. Un garçon de 5 ans qui se fait renverser sous les yeux de sa mère impuissante, il vaut mieux avoir l'estomac solide.
La première partie ne m'a pas spécialement embarquée. Les semaines et les mois se suivent et se ressemblent pour les protagonistes. Au moment d'achever cette première partie, un rebondissement inattendu et surprenant a relancé mon intérêt.
Je suis bien contente de m'être trompée sur Jenna, car je ressentais une certaine culpabilité à trouver sa nouvelle vie parfaitement ennuyeuse. Je me dépêchais de lire ses chapitres pour me concentrer sur ceux de Ray, bien plus intéressants.
La deuxième partie prend soudain un virage à 180 degrés, et c'est là que je suis vraiment rentrée dans l'enquête. Étrangement, je me suis même mise à apprécier le personnage de Jenna. Au fil des pages j'avais envie de la protéger et de la secouer en même temps, pour qu'elle vide enfin son sac.
J'avais assez vite deviné la fin, mais je n'imaginais pas du tout le pourquoi, et l'ultime révélation m'a réellement choquée.
Ce thriller est parfaitement bien construit, rythmé, surprenant, plein de suspense et d'angoisse.
J'ai beaucoup aimé cette lecture même si elle fut parfois difficile en regard des thèmes violents abordés sans ménagement.


lundi 3 avril 2017

Le fantôme aux chaussettes jaunes - Josh Lanyon

Aujourd'hui dans la tête de Kate, je vous livre ma critique d'un polar plutôt surprenant.


Résumé:
Son week-end romantique ruiné, le timide artiste Perry Foster, la vingtaine, réalise que les choses peuvent toujours s’aggraver lorsqu' il rentre de San Fransisco et trouve un cadavre dans sa baignoire. Un mort, avec une hideuse veste de sport – et des chaussettes assorties. L’homme lui est inconnu, mais ce n’est pas vraiment réconfortant ; comment cet étrange cadavre peut-il se retrouver enfermé dans un appartement verrouillé, au domaine isolé d’Alton, dans la nature sauvage du « Royaume Nord-Est » du Vermont ? Perry dévale l’escalier et tombe sur le grand, sombre et hostile ex-SEAL Nick Reno.
Reno n’a pas le temps pour les drama queens mais, convaincu que la surexcitation de Perry est basée sur autre chose qu’une overdose de caféine, il accepte d’aller vérifier à l’étage. Quand il arrive, le corps a disparu. S’il y a bien une chose que Nick a appris dans sa vie, c’est de se mêler de ses affaires. Mais Perry Foster ne croit pas aux fantômes et refuse de laisser les morts tranquilles. Et Nick n’arrive pas à partir, surtout quand il devient clair que quelqu’un veut se débarrasser du jeune artiste... de manière permanente.

Mon avis:
Polar intéressant, me rappelant l'atmosphère du Mystère de la chambre jaune.
J'avais deviné le comment, le pourquoi nous a été assez vite dévoilé, mais le qui est resté un mystère pour moi jusqu'à la révélation finale.

L'histoire nous propose des personnages plutôt burlesques, pas vraiment attachants, mais assez curieux, intrigants.
Je ne savais absolument pas que Josh Lanyon était un "écrivain de mystères sur fond de romances gay" et du coup je fus surprise par le tournant de la relation entre l'ex-SEAL et le jeune peintre.
Les scènes de sexe sont d'ailleurs un peu trop crues pour moi, voire écœurantes, mais je dois certainement être plus prude que je ne le croyais ...
(Je trouve quand même vraiment inutiles les scènes porno dans les thrillers et polars ceci dit.)

Bref, ce livre se lit très vite; on a envie de savoir qui se cache derrière tous les faits curieux qui se produisent dans la vieille bâtisse. J'ai passé un bon moment de lecture, sans aucun ennui.

NB: la traductrice a fait un travail pitoyable: "Après que" est toujours suivi de l'indicatif, chère madame. Mes yeux ont manqué saigner à chaque fois.

dimanche 2 avril 2017

Mamie Polar: Fallait pas toucher à l'école de Mamie Jo ! - Régis Delpeuch

Aujourd'hui dans la tête de Kate, j'ai mené une enquête tambour battant dans le sillage de Mamie Jo, et j'ai adoré ça !

Résumé:
Mamie Jo est une grand-mère comme tout le monde aimerait en avoir une : elle habite à la campagne avec Papi mon chou, aime les randonnées, la photo, les séries policières, Facebook et son teckel, Don Quichotte. Le samedi, elle va à la ville pour garder ses deux petits-enfants, Lucas et Camille. Lucas a onze ans, n'aime pas le sport et a peu de copains, contrairement à Camille, la fonceuse. Un jour, l'école des enfants est saccagée et incendiée. Mamie Jo, qui dirigeait jadis l'établissement, sort de ses gonds : il ne fallait pas toucher à son école !

Mon avis:
C'est la première enquête de Mamie Jo que je lis, grâce à Masse Critique et aux éditions ScriNeo, et j'avoue que j'ai adoré.
Pour commencer, ce livre est très beau, la couverture fait envie, très colorée, et il est imprimé comme un journal de bord ou un rapport d'enquête, où différentes polices et tailles de caractères sont utilisées.
La présentation du livre fait partie entière de l'aventure. 
Ce roman policier est composé de chapitres très courts, ce qui le rend vraiment facile à lire, même pour les jeunes lecteurs débutants. Il est très rythmé et ne s'encombre pas de détails. L'intrigue n'en reste pas moins pleine de suspense et de rebondissements. Il y a également des scènes vraiment très drôles. Le style est léger, les mots sont simples.
J'ai absolument tout aimé. Et que cette enquête soit la deuxième de Mamie Jo ne dérange pas du tout. Au contraire, les références à ce précédent opus sont distillées judicieusement avec un grand soin pour susciter l'intérêt du lecteur. Les personnages sont très bien choisis. Chacun a un rôle important et différent dans l'équipe d'enquêteurs.
Bravo M. Delpeuch ! C'est top !